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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 20:54

 

Le Père Duchesne est de retour ! (Partie 4)

LE PERE DUCHESNE NUMERO UN AOUT 2017

 

Le PERE DUCHESNE

Compositeur : Anonyme

I

Né en nonante-deux Nom De Dieu 

Mon nom est père Duchesne 

Né en nonante-deux Nom De Dieu 

Mon nom est père Duchesne 

Marat fut généreux Nom De Dieu 

A qui lui porta haine "Sang Dieu !" 

Je veux parler sans gêne Nom De Dieu 

Je veux parler sans gè-è-è-ne

 

II

Coquins filous peureux Nom de Dieu 

Vous m’appelez canaille 

Coquins filous peureux Nom de Dieu 

Vous m’appelez canaille 

Dès que j’ouvre les yeux Nom de Dieu 

Jusqu’au soir je travaille "Sang Dieu !" 

Et je couch’’ sur la paille Nom de Dieu 

Et je couche sur la pa-a-aille!

 

III

On nous promet les cieux Nom de Dieu 

Pour toute récompense 

On nous promet les cieux Nom de Dieu 

Pour toute récompense 

Tandis que ces messieurs Nom de Dieu 

S’arrondissent la panse "Sang Dieu !" 

Nous crevons d’abstinence Nom de Dieu 

Nous crevons d'abstinen-en-en-ce!

 

IV

Pour mériter les cieux Nom de dieu 

Voyez vous ces bougresses 

Pour mériter les cieux Nom de dieu 

Voyez vous ces bougresses 

Au vicaire le moins vieux Nom de dieu 

S’en aller à confesse "Sang Dieu !" 

Se faire peloter les fesses Nom de dieu 

Se faire peloter les fe-e-e-sses!

 

V

S’ils te traitent de gueux Nom de Dieu 

Sus à leur équipage 

S’ils te traitent de gueux Nom de Dieu 

Sus à leur équipage 

Un pied sur le moyeu Nom de Dieu 

Pour laver cet outrage "Sang Dieu !" 

Crache leur au visage Nom de Dieu 

Crache leur au visa-a-a-ge!

 

VI

Si tu veux être heureux Nom de Dieu 

Pends ton propriétaire 

Si tu veux être heureux Nom de Dieu 

Pends ton propriétaire 

Coupe les curés en deux Nom de Dieu 

Fout les églises par terre "Sang Dieu !" 

Et l’bon dieu dans la merde Nom de Dieu 

Et l'bon Dieu dans la me-e-e-rde!

 

VII

Peuple trop oublieux Nom de Dieu 

Si jamais tu te lèves 

Peuple trop oublieux Nom de Dieu 

Si jamais tu te lèves 

Ne soit pas généreux Nom de Dieu 

Patrons bourgeois et prêtres "Sang Dieu !" 

Méritent la lanterne Nom de Dieu 

Méritent la lante-er-er-ne!

 

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 07:47

 

Le Père Duchesne est de retour ! (Partie 3)

 

Mépris des médias dominants : le peuple serait fatigué de la politique. La période électorale a été trop longue, soit plus d’une année, en incluant les deux primaires de la droite et de la « gauche ». Maintenant il faut rentrer dans le rang, et reprendre le chemin de la routine. C’est là du mépris pour le peuple. C’est dénigrer les personnes : comme si le peuple ne voulait pas – ou ne pouvait pas – s’occuper personnellement de ses affaires que ce soit dans la vie quotidienne, ou dans son activité professionnelle.

Et si le peuple voulait s’occuper enfin de ses affaires et prendre le pouvoir ?

La lecture à donner à l’abstention massive : désintérêt ou bien trop grand intérêt ? Pour ma part, il s’agit d’un doute sur les intentions de la classe politique, qui est hypocrite et ne représente de fait que la classe bourgeoise. Le pas suivant à effectuer par le peuple, c’est de s’emparer directement de toutes les affaires de l’Etat, pour les gérer lui-même.

 

L’hémicycle de l’assemblée nationale, au moment du vote autorisant la réforme du code du travail par ordonnances, le 13 juillet 2017, compte 324 votants (sur 577 députés). 270 voix pour et 50 voix contre : Si chaque député représente en moyenne 31 500 électeurs, cela représente donc 7 875 000 électeurs pour et 1 575 000 électeurs contre !  A noter que la totalité des électeurs représentent 47 293 103 inscrits ! Ce vote est donc très loin d’une légitimité de 50 % des électeurs inscrits, soit 23 646 552 électeurs ! Cela ne fait donc que moins de 17 % des électeurs inscrits représentés et favorable à la réforme du code du travail par ordonnance !

 

Selon l’OFCE, les 10 % de français les plus riches accaparent 46 % des baisses fiscales décidées par Emmanuel Macron. Les riches sont donc, comme toujours, les grands gagnants. Alors peut-on affirmer qu’en élisant Emmanuel Macron ainsi que les députés du mouvement En Marche, les électeurs ont adopté ce principe : faire en sorte que les plus riches s’enrichissent encore et se gavent un peu plus, ceci au détriment des plus pauvres ? Et si ce n’est pas cet objectif qui a été choisi, quelles mesures vont prendre les Républicains En Marche pour rectifier ce résultat qui n’a pas été voulu ?

 

Il est plus que temps de mettre un peu de transparence dans la direction des grandes organisations syndicales censées représenter les travailleurs ! Il convient notamment d’examiner la compromission de certains responsables qui perçoivent des « aides » de la part du MODEM, et qui trahissent la classe ouvrière. Là aussi un dégagisme de tous les pourris serait bienvenu ! Il serait normal d’aller voir les députés En Marche et de leur demander des comptes sur leurs votes et leurs actions !

 

Voilà de nouveau, comme en 2007, première année du règne de Nicolas Sarkozy, et comme en 2012, première année du règne de François Hollande, en 2017, première année du règne « jupitérien » d’Emmanuel Macron, après une belle embellie de sondages favorables, une dégringolades de ceux-ci, manifestant un mécontentement populaire de plus en plus exacerbé, face aux mesures prises par un gouvernement qui ne représentent que les intérêts de la classe bourgeoise ! Combien de temps va durer ce cycle : élections d’un représentant de la classe bourgeoise, règne de ce président, nouvelle élection d’un autre représentant censé enfin prendre en considération les intérêts généraux de l’ensemble du peuple ? Ceci va perdurer tant que le peuple, et en particulier la classe ouvrière, ne prendra pas conscience que ce n’est qu’en s’emparant lui-même de tout le pouvoir politique, en détruisant de fond en comble l’Etat bourgeois, pour construire un Etat socialiste, véritablement au service de la grande majorité : c’est la seule solution ! C’est la fin des illusions concernant la bourgeoisie, qui ne représentent que les grands monopoles, et la dictature sur les 1 % des plus riches, qui aujourd’hui, détiennent l’ensemble des rouages de l’Etat, dont la justice, les médias, etc.

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 10:47

 

Le Père Duchesne est de retour ! (Partie 2)

 

Qui représentent les députés ?

 

Le discours du président de la république, lors du congrès à Versailles, le 3 juillet 2017, et le discours du premier ministre, devant l’assemblée nationale, le 4 juillet 2017. Vote de la confiance au gouvernement-.

 

Il est important de considérer qui représentent véritablement les élus, et notamment les députés et les sénateurs.

Nombre de commentateurs des médias dominant, qui ne font que refléter l’idéologie de la classe dominante, la classe bourgeoise, jettent très vite un voile sur les conditions de désignation des élus de la république bourgeoise. Il n’en a pas toujours été ainsi. Les conditions étaient différentes lors de la création du système bourgeois (1789-1794), ainsi que lors de différentes périodes historiques. Par exemple :

  • Il a été interdit aux membres de la première assemblée constituante de 1789 de se représenter aux élections de la seconde assemblée de 1791.
  • En 1871, certains députés, mal élus, c’est-à-dire par une minorité d’électeurs, ont refusé de siéger et ont démissionner.

Imagine-t-on, aujourd’hui, l’interdiction pour les anciens hommes politiques, la plupart cumulards, l’interdiction de se représenter aux élections législatives en 2017 ? Imagine-t-on certains élus, désignés par une minorité des électeurs inscrits refuser de siéger au parlement ?

Chaque décision prise par les députés devrait indiquer pour quels intérêts cette décision est prise, ainsi que le nombre et le nom des députés qui l’ont adoptée.

Il est important de prendre en compte la représentativité réelle des parlementaires, car ,  demain, en cas d’échec de la fraction européaniste et cosmopolite que représente Emmanuel Macron, avec le même système, ce peut être la fraction fasciste, nationaliste et raciste, représentée par le Front National, qui prendra le pouvoir, et l’on dira, de façon erronée, comme cela a été le cas d’Adolphe Hitler en Allemagne, en 1933, que c’est de façon « démocratique » que le fascisme a accédé au pouvoir.

 

Ainsi, la confiance au gouvernement a été adoptée selon les conditions suivantes :

  • N’ont pas participé au vote : 11
  • Abstentions : 129
  • Pour : 370
  • Contre : 69

Soit un total de 577 députés.

Sur la base du deuxième tour des élections législatives de 2017, on distingue :

  • Electeurs inscrits : 47 293 103
  • Les Républicains En Marche : 7 826 245 soit 16,5 % des électeurs inscrits
  • Modem : 1 100 626 soit 2,3 % des électeurs inscrits
  • Autres : 9 249 165 soit 19,6 % des électeurs inscrits
  • Total des électeurs exprimés : 18 176 066
  • Abstentions : 27 128 488
  • Nuls et blancs : 1 988 549

Le bilan est donc le suivant :

  • Inscrits : 47 293 103, pour 577 députés : chaque député représente donc 81964 électeurs.
  • Abstentions, blancs et nuls : 29 117 037
  • Total des électeurs qui se sont exprimés : 18 176 066
  • Les Républicains et En Marche : 8 926 901 et 350 députés. Chaque député représente donc 25 505 électeurs.
  • Autres : 9 249 165 et 227 députés. Chaque député représente donc 40 745 électeurs.

Un député de l’opposition représente donc 1,6 député de la République En Marche.

Pour voter la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, les 370 voix favorables représentent en fait 370 X 25 505 soit 9 436 850 électeurs, soit 20 % du corps des électeurs inscrits.

Les 207 voix qui se sont abstenues, n’ont pas participé au vote ou ont voté contre représentent donc 207 X 40745 soit 8 434 215 voix et 18 % du corps des électeurs inscrits.

En conséquence, sur ce vote de la confiance la représentation dite « nationale » ne représente que 378 % des électeurs inscrits, et un électeur sur cinq a voté cette confiance, alors qu’un électeur sur cinq est contre la confiance.

Alors pourquoi continuer à répandre l’illusion que l’assemblée nationale représente toute la nation ? C’est bien plutôt une assemblée bourgeoise et petite bourgeoise. 62 % des électeurs ne se sont pas prononcés, et 80 % des électeurs ne sont pas pour la confiance au gouvernement En Marche !

 

Rendre aux élus leur véritable fonction : accaparer le pouvoir au profit d’une minorité, ou bien être au service de la majorité et de l’intérêt général.

Qui désigne les élus ? Emmanuel Macron ou le peuple ? A qui faut-il rendre des comptes ? On entend souvent des commentateurs déclarer que les députés du parti En Marche doivent tout personnellement à Emmanuel Macron. Ce n’est pas faux, dans le sens où ils ont souvent été élus par rejet de la vielle classe politique complètement compromise par ses malhonnêtetés et son absence d’action en faveur de l’intérêt général. Souvent, il suffisait, pour être élu, d’apparaître sur la même afficha qu’Emmanuel Macron, ou bien de se réclamer de la majorité présidentielle. Mais c’est là complètement dévoyer le mandat de député : le député représente ses mandataires, et il n’a de compte à rendre qu’à ceux-ci !

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 09:14

Le Père Duchesne est de retour ! (Partie 1)

Septembre 2017 : Contre la « loi travail » !

 

Et maintenant,… on fait quoi ?

En attendant septembre 2017 …

 

Pour les lecteurs habituels, le présent blog se met en congé pendant les mois de juillet et août 2017. Il publiera donc, chaque jour, deux pages du récit : « RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE », en feuilleton, jusqu’en septembre prochain.

Pour les lecteurs occasionnels ou les lecteurs habituels, intéressés, ce récit a été publié dans la collection l’Harmattan, et il peut donc être commandé sur papier.

Les articles politiques reprendront alors, avec comme thèmes notamment :

  • Autocritique et analyses scientifiques du révisionnisme. Russie et Chine continentale.
  • A quoi sert le Sénat ?
  • Le, président Emmanuel Macron n’est pas mon président, le gouvernement La République En Marche n’est pas mon gouvernement, le parlement n’est pas mon parlement : voilà pourquoi.
  • Qu’est-ce qu’être athée ?
  • Comme le déclare Jacques Chirac à la fin du tome 2 de ses « mémoires », il y a en France encore de nombreuses Bastilles à prendre. Même Emmanuel Macron a appelé son ouvrage de campagne présidentielle : «  Révolution ». C’est dire que depuis de nombreuses années tout un chacun est en attente de changements majeurs. L’erreur est de compter sur les représentants politiques pour mettre en œuvre ces changements ! Mais beaucoup de commentateurs politiques sifflent la fin de la campagne politique et demandent à chacun de retourner dans la routine de la vie quotidienne, c’est-à-dire de la soumission aux puissants, la haute bourgeoisie, et à l’esclavage salarié. Est-ce possible de ne pas aller plus loin ? Parmi les Bastilles à prendre, et les médias officiels n’en parlent jamais, il y a tous les « châteaux » et tous les fiefs, dont notamment :
    • Les entreprises, dont les grands monopoles. C’est là, comme l’a dit Jean Jaurès, le nouveau territoire, où les patrons bourgeois se comportent en rois absolus, décidant de tout. Et il ne faut sûrement pas compter sur la République en Marche pour partager ce pouvoir ! Au contraire, la réforme du Code du Travail vise à accentuer l’esclavage salarié, en transformant tout le peuple en précaires à vie ! Seul le peuple, en utilisant la force et la violence révolutionnaire pourra obliger ces monarques à partager le pouvoir dans les entreprises !

La bourgeoisie veut faire partager par le peuple ses propres rêves et sa propre réussite, alors que le peuple veut aussi avoir ses rêves et sa réussite à lui : « Travaillez pour mes entreprises, et tout ira bien ! » dit la bourgeoisie au peuple. Mais le peuple veut aussi des rêves, et aussi sa réussite : les entreprises sont devenues un bien commun. Ainsi, la France appartient à tous, et d’abord au peuple. Pour paraphraser Seyes : « Sous la domination de la bourgeoisie, le peuple n’est rien, alors que, libéré et émancipé de la tutelle de la bourgeoisie, il est tout !

    • Les quartiers et les ville : les Hôtels de Ville sont autant de châteaux ou les représentants « élus » de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie se comportent également en monarques absolus. Il n’y a que regardé la différence de traitement entre les quartiers huppés de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie (qui forment la classe moyenne,) et les quartiers délabrés du peuple !

Voilà donc deux entités où le mouvement En Marche ne contribue pas à apporter les réformes pourtant bien nécessaires ! Comment les républicains bourgeois, qui prêchent l’ « égalité » -- en droit mais non en fait – de tous, ainsi que la fraternité et la liberté, peuvent-ils accepter – tans les républicains d’En Marche que ceux du parti Les Républicains – la coexistence, dans les entreprises et dans la gestion des villes, de petits monarques absolus, les chefs d’entreprise, et les maires des villes, d’une part, et les gens du commun, esclaves au travail et sujets dans les cités ? Quel cynisme !

Alors que chaque personne passe le tiers de sa vie dans une entreprise, publique ou privée, et les deux autres tiers, il vit dans une ville ou à la campagne, dans un logement collectif ou dans une maison individuelle : le peuple, dans son ensemble, peut-il encore se désintéresser de ces deux aspects de sa vie, et « déléguer » la gestion de ceux-ci à des tiers, que ce soit le patron, ou bien l’élu qui le « représente », les deux faisant partie de la classe bourgeoise, ou bien, défendant les intérêts exclusifs de cette classe ?

  • La France a-t-elle un régime démocratique ? Qu’est-ce que la démocratie populaire ?

 

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 20:48

 

RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 100)

 

 

Pendant l’été, l’influence du Soleil donne lieu aux chants de gratitude de tout ce qui respire, et Hiram, qui en est le symbole, peut donner le Verbe, le Logos, c’est-à-dire la Vie, à tous.

Au moment où le Soleil entre dans les signes de l’hémisphère sud, à l’équinoxe d’automne, la nature devient muette, et Hiram, le Soleil, ne peut plus transmettre le Verbe, le Mot Sacré.

Il rencontre ses trois meurtriers, les signes zodiacaux de la Balance, du Scorpion et du Sagittaire, traversés pendant les mois d’octobre, de novembre et de décembre.

Le premier le frappe avec une règle de 24 pouces, qui symbolise les 24 heures que met la Terre pour tourner sur son axe. Le second le frappe avec une équerre de fer, symbolisant les quatre saisons de l’année ; enfin le troisième lui donne le coup de grâce avec un maillet qui, ayant une forme ronde, annonce que le Soleil a terminé son cycle vital et meurt pour faire place au Soleil d’une autre année.

Le combat entre la lumière et les ténèbres dans le monde physique est en relation étroite avec la lutte de la lumière spirituelle et de la vie, contre les pouvoirs des ténèbres et de l’ignorance.

Dans de nombreuses religions, mais c’est aussi le cas en franc-maçonnerie, le Temple a son entrée face à l’orient, afin que l’entrée soit illuminée par le Soleil levant, proclamant ainsi chaque jour la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Et puisque « tout est bien », en sachant avec quoi frapper, et à quel endroit frapper, les trois compagnons ne sont pas si mauvais que cela, et ils démontrent qu’ils ont acquis leurs lettres de noblesse.

Ils peuvent, par leur action, intégrer le grade de maître et par là même, ils permettent à Hiram Abiff de mourir pour devenir maître secret.

Le voyage du Soleil peut aussi être simplifié et ramené à deux phases de six mois, à l’image de l’expiration et de l’inspiration, de la nuit et du jour.

Alors, le solstice d’hiver ouvre la phase ascendante du cycle annuel et le solstice d’été ouvre la phase descendante.

D’où le symbolisme gréco-latin des portes solsticiales, représenté par les deux faces de Janus, et dans notre tradition judéo-chrétienne, par les deux saints Jean, la saint Jean d’été et la saint Jean d’hiver.

La porte estivale introduit à la phase d’obscurcissement du cycle, la porte hivernale à la phase lumineuse du cycle.

Il s’agit de la porte des hommes et de la porte des cieux, de la porte de l’enfer et de la porte du ciel.

Cette porte symbolise le lieu de passage entre la lumière et les ténèbres ; elle invite à un voyage vers l’au-delà, du domaine profane au domaine sacré.

Cette porte, par où passe l’axe du monde, c’est le sommet du crâne, à savoir la porte étroite qui donne accès au royaume des cieux.

Ainsi la vie se présente à nous sous la forme d’un cycle, d’un cercle plus exactement, lorsque nous la considérons sur le plan physique seulement ; mais la vie se présente à nous en lemniscate lorsque nous l’envisageons dans ses phases physique et spirituelle.

La lemniscate est le signe de l’infini, que nous retrouvons dessinés dans le Temple maçonnique sous forme de lacs d’amour.

Dans la lemniscate, ou nombre 8, il y a deux cercles convergeant vers un point central.

Ces cercles peuvent être regardés comme le symbole de l’esprit qui évolue, l’esprit étant le Soleil intérieur à chaque corps.

Un des cercles signifie la vie de l’esprit en ce monde physique, de la naissance à la mort.

Pendant ce laps de temps, chacun des actes de l’esprit est une semence dont il devrait recueillir une certaine somme d’expériences.

Le travail objectif de l’existence terminé, le jour de l’action dépensé, l’esprit commence le travail subjectif de l’assimilation, qui s’accomplit au cours de la nuit pendant le séjour dans le monde invisible que l’esprit traverse dans la période qui s’écoule de la mort à la nouvelle naissance, période symbolisée par l’autre cercle d’une lemniscate.

Lorsqu’il arrive au point central d’une lemniscate qui divise les deux mondes, le monde physique et le monde spirituel, la porte de la naissance à la mort, selon que l’esprit entre ou quitte la région où il lui arrive d’être en ce moment, il possède une somme de facultés acquises dans les existences antérieures, qu’il peut alors – à son choix – faire fructifier ou laisser improductive, pendant la vie présente.

De l’emploi de ce qu’il possède dépend la croissance de l’âme.

Ainsi, chaque corps est le Temple, l’instrument, le terreau d’un esprit intérieur qui en constitue le Soleil.

Lorsque l’esprit commence son pèlerinage dans le monde matériel, il vit dans une coque dure et insensible qui cache la lumière intérieure.

Un voile cache l’entrée du Temple intérieur et l’initiation, vécue de l’intérieur et non comme une cérémonie extérieure, permet d’entrer en contact avec les impulsions solaires.

L’esprit est pareil à un diamant dans sa gangue, un diamant dont il s’agit de s’efforcer constamment d’user la rude enveloppe pour permettre à l’esprit de rayonner à travers le véhicule qui l’anime.

Lorsque dans l’atelier du lapidaire, le diamant est appliqué contre la meule, il fait entendre un grincement comparable à un cri de douleur, à mesure que s’use sa dure enveloppe, mais, peu à peu, après de multiples applications sur la meule, il pourra devenir une gemme d’une beauté et d’une limpidité incomparables.

De la même façon, nous sommes maintenus contre la meule de l’expérience : il en résulte des douleurs et des souffrances, qui éveillent l’esprit intérieur ensommeillé.

Ceci est symbolisé, lors de l’initiation, par le récipiendaire qui goûte à la coupe de l’amertume, résultant de ses passions, et qui doit la vider jusqu’à la lie.

Cette pierre que nous travaillons petit à petit, vie après vie, sans bruit de marteau – parce que « le bruit ne fait pas de bien et que le bien ne fait pas de bruit » – cette pierre, nous la transformons en étoile – l’étoile à cinq branches qui est dévoilée au Compagnon.

Ne sommes nous pas d’ailleurs, chacun d’entre nous, des poussières d’étoile, étoile symbolisée par le Soleil dans le monde physique ? ».

 

3) Epitaphe de Pierre Quader.

« Pierre Quader.

2 novembre 1915 – 9 mai 1985.

Passant, réjouis-toi,

Ici ne repose que l’un de mes corps.

Cela que Je suis, pour le monde :

Fils d’homme

Cela que Je suis, en moi-même :

Fils de Dieu

Cela que Je suis, dans l’Un :

A rejoins le Soi.

Désormais… qu’il en soit ainsi ! ».

 

Table des matières.                              Pages

 

Prologue.                                                 7

 

Cahier noir   : Fils d’homme.                     9

 

Cahier citrine: Sagesse,Force,Beauté       41

 

Cahier vert   : Le Feu Divin                    89

 

Cahier blanc : Fils de Dieu.                   113

 

Cahier rouge: Un.                                 189

 

Epilogue.                                              263

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 06:32

 

RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 99)

 

 

L’été est le temps de l’épanouissement.

Toutes les fleurs se sont ouvertes, toutes les plantes ont fait des graines, tous les arbres ont mûri leurs fruits ou achèvent de le faire.

Tous ont vécu la plénitude de leurs possibilités avant d’entrer dans le repos de l’automne, où la pluie et les vents froids vont dépouiller de leur vêture, et feront refluer la sève et la vie jusqu’aux racines même d’où était partie leur croissance.

Spirituellement, la fin de l’été marque la fin d’une année, car l’influx de force vitale, qui a été donné à l’automne précédent, a fait germer et produire tout végétal.

Cette force est totalement épuisée.

La fin du signe de la Vierge coïncide avec l’équinoxe d’automne, ce moment de l’année où, après s’être élevé dans le ciel de Pâques, le Soleil dirige à nouveau son attention sur la terre.

Enfin, c’est l’automne-rouge.

A l’automne, le Soleil croise à nouveau l’équateur, après avoir donné à l’humanité le « pain de vie » grâce auquel elle pourra subsister jusqu’au prochain retour du Soleil dans l’hémisphère nord.

A l’équinoxe d’automne, se concrétise un progressif, mais formidable influx de force vitale qui culminera à Noël.

Cette force va se diffuser dans la planète et insuffler la vie à tout ce qui a dépéri à sa surface et dans son sol.

Le signe de la Balance…

Deux plateaux en équilibre fragile, prêts à monter ou descendre au moindre souffle, à la moindre brise…

On y entre le 23 septembre…

Equilibre et tristesse, entre lumière et obscurité, entre jour et nuit, entre obscurité et intériorité, entre cette période d’été pleine d’activités, de jeux, de chaleur et de Soleil et l’automne où insidieusement nous allons vers des énergies opposées.

Automne où les arbres, si verts et si riches, si plein de sève, de vie et de bruissements d’insectes, vont passer au brun desséché en traversant toutes les nuances des rouges, orange et or.

N’avez-vous jamais contemplé un arbre, une forêt entière, dont les feuillages d’un plus bel or illuminaient la fraîcheur déjà humide des derniers beaux jours ?

Cet or qui, je vous le rappelle, pour les alchimistes, est le symbole de l’esprit !

N’avez-vous jamais fait la relation entre cette lumineuse et merveilleuse couleur et celle du Soleil ?

Le Soleil décline à l’extérieur, et les feuillages, en un dernier adieu, l’irradient de l’intérieur d’eux-mêmes !

La nature nous montre la voie à suivre…

L’automne marque la fin de la belle saison dans l’hémisphère nord.

Les fortes chaleurs sont passées, la fraîcheur va s’accentuer et le froid venir, ainsi que les frimas de l’hiver…

Ce cycle, en quatre temps : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne, qui mélange dans l’union et la désunion, les quatre éléments, la terre, l’eau, l’air et le feu, compose les quatre règnes, le règne minéral, le règne végétal, le règne animal et le règne divin, ce cycle peut s’observer à tous les niveaux.

Une journée peut être découpée en quatre parties : l’avant-minuit, l’après-minuit, le matin et l’après-midi.

De même une vie d’homme n’est qu’un cycle de 70 fois la terre autour du Soleil en passant par les stades de la naissance, de la maturité, de la vieillesse et de la mort.

Enfin le solstice d’hiver, l’équinoxe de printemps, le solstice d’été et l’équinoxe d’automne forment les tournants de la vie de la terre.

Et c’est dans le limon même de cette terre que les âmes passées ont laissé leurs pleurs et leurs joies.

Et c’est avec cette glaise que nous devons pétrir sans cesse les corps de nos vies à venir.

Véritablement, comme l’indique Hermès : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Ou encore : « Sur la terre, comme au ciel ».

Solstice d’hiver, équinoxe du printemps, solstice d’été et équinoxe d’automne font référence au voyage qu’effectue le Soleil.

Dans l’Evangile de saint Jean, en parlant du christ, Jean-Baptiste dit : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue », ce qui symbolise le Soleil au solstice d’été, alors que le christ, par sa naissance à Noël, s’identifie au Soleil nouveau-né qui fait croître les jours jusqu’à l’été.

Ainsi, à partir du solstice d’été, le Soleil décroît, les jours raccourcissent jusqu’au solstice d’hiver, nuit la plus longue de l’année.

Puis, à partir du solstice d’hiver, le nouveau Soleil naît, les jours rallongent jusqu’au solstice d’été, journée la plus longue de l’année.

Le solstice d’hiver inaugure la période de la croissance aboutissant à la maturité du solstice d’été.

Le solstice d’été marque l’apogée de la course solaire ; le Soleil est au zénith, au plus haut point du ciel.

C’est pourquoi ce jour est choisi pour célébrer la fête du Soleil, symbolisée par l’antique tradition des feux de la saint Jean.

La légende d’Hiram Abiff, le « fils de la Veuve », l’architecte du Temple de Salomon, représente la descente du Soleil après le solstice d’été.

Sur le plan du microcosme, le Temple de Salomon est aussi le corps de l’homme, où évolue son esprit individuel.

Hiram Abiff, grand maître du Temple, est le Soleil qui voyage devant les douze signes zodiacaux, jouant le drame de la légende maçonnique.

A l’équinoxe de printemps, le Soleil quitte le signe d’eau des Poissons, qui est féminin et docile, pour entrer dans le signe de feu, belliqueux, martial, énergique du Bélier.

Il remplit la terre d’un feu créateur que s’approprient immédiatement les milliards d’êtres de la nature pour en construire le Temple de l’année qui vient, avec ses forêts, ses prairies et ses landes.

Les forces de fécondation font germer les myriades de graines qui sommeillent dans le sol, recouvrant bientôt la terre d’une végétation luxuriante, tandis que les animaux se reproduisent suffisamment pour maintenir la faune à son niveau normal.

Hiram Abiff se servait d’un marteau pour appeler ses ouvriers ; or le symbole du signe du Bélier, où commence cette merveilleuse activité créatrice, est représenté par les cornes du Bélier, qui rappellent la tête d’un marteau.

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:44

 

RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 98)

 

EPILOGUE

 

Sont publiés successivement :

- Le testament de Pierre Quader ;

- Le texte lu par les frères de Pierre Quader lors de la remise de l’urne funéraire à sa famille ;

- L’épitaphe de Pierre Quader.

 

1) Le testament de Pierre Quader :

A ma famille, à mon médecin, au prêtre, à mon avocat :

S’il arrive un moment où je ne puis plus prendre de décision en ce qui concerne mon propre avenir, ma volonté est que ce document soit considéré comme le testament de ce que je désire.

Si l’on ne peut raisonnablement pas s’attendre à une guérison physique, mentale ou spirituelle, je, soussigné Pierre Quader, demande que l’on me laisse mourir et que je ne sois pas maintenu en vie par des moyens artificiels ou des mesures héroïques. Cela n’inclut pas les médicaments administrés par compassion, dans la phase terminale, afin d’éviter de trop grandes souffrances.

J’attache beaucoup de valeur et de dignité à la vie : je ne demande donc pas que l’on mette fin à ma vie, mais que mon agonie ne soit pas prolongée de manière déraisonnable, et que la dignité de la vie soit respectée.

Etant convaincu de la justesse des enseignements de la sagesse occidentale concernant la mort, je demande que, à ma mort, aucune autopsie, ni embaumement ne soient exécutés et que, à la place, mon corps soit placé dans un endroit frais ou dans une chambre spéciale durant 3,5 jours (84 heures), avant toute crémation.

Si, du fait de considérations légales, une autopsie doit être faite, je demande que cette autopsie ne soit pas faite durant les 3,5 jours (84 heures) après mon décès. Je demande aussi que l’autopsie soit suivie de la crémation. La présente requête est faite après mûre réflexion, alors que je suis en parfaite santé de corps et d’esprit. Bien que ce document puisse ne pas être considéré comme tout à fait légal, j’espère que, vous, qui avez quelques égards pour moi, vous sentirez moralement lié de mettre en pratique ces dernières volontés. Je suis conscient que cela accroît votre responsabilité, et c’est dans l’intention de partager cette responsabilité que ce document est rédigé.

Fait en toute conscience, ceci est ma dernière volonté.

21 novembre 1983.

Signé : Pierre Quader.

 

 

 

2) Texte lu par les frères de Pierre Quader lors de la remise de l’urne funéraire à sa famille :

«  LES QUATRE SAISONS.

Hiver-noir, printemps-blanc, été-jaune, automne-rouge.

Les quatre saisons de l’année, avec les battements du cœur et les heures du jour et de la nuit, sont des phénomènes à la base de notre appréhension du Temps.

L’hiver-noir.

Solstice d’hiver : le Soleil s’arrête.

Alors le Soleil est à sa plus haute déclinaison et le plus loin de l’équateur céleste.

Alors la durée des nuits est la plus longue.

Dehors, nos corps frissonnent aux gelées hivernales et notre regard s’attriste au paysage meurtri et désolé.

Les forêts ont pris leur robe brune, froide, pitoyable.

Les animaux, quels qu’ils soient, luttent âprement pour leur survie.

L’hiver ne dévoile pas volontiers sa magie.

Une magie saine où s’accumulent des forces insoupçonnables qui permettent la venue, l’existence du printemps.

Le retour à la vie.

Cultivons en nous ces forces, imprégnons-nous de leur puissance, inspirons-nous de cette harmonie afin de préparer, nous aussi, de grands projets d’amour et de lumière.

Comme le Capricorne, le 21 décembre, retirons-nous quelque temps en nous-même, afin d’accumuler nos forces naturelles, de les concentrer en nous.

Le signe des Poissons est le dernier de ceux d’hiver.

A ce moment, les provisions amassées grâce aux dons généreux du Soleil de l’année précédente sont presque épuisées, et la nourriture de l’homme se fait rare.

Puis c’est le printemps.

Le printemps-blanc.

A l’équinoxe du printemps, le Soleil croise l’équateur, et c’est la période de la mise en croix, car à ce moment, le dieu Soleil commence à donner sa vie sous forme de nourriture à ses adorateurs.

Il mûrit le blé et le raisin dont sont faits «  le pain et le vin ».

C’est la fête de Pâques, c’est-à-dire le passage.

La Pâque marque l’époque où le Soleil passe par son point vernal, en croisant l’équateur au moment de quitter l’hémisphère sud, où il hiverne, pour commencer son voyage vers le nord dans son char de feu, salué avec joie par les hommes qu’il vient sauver de la faim et du froid qui les feraient inévitablement périr s’il restait dans les régions australes.

A l’époque de l’équinoxe, le 20 mars, le jour et la nuit ont la même durée sur toute la terre.

Au point vernal, 0 degré Bélier, le Soleil croise l’écliptique et entre dans l’hémisphère nord : c’est le début du printemps.

Pendant tous les mois d’automne et d’hiver, et notamment au solstice d’hiver, moment privilégié, la nature nous a invités à la méditation et à l’introspection.

Ce calme apparent nous a incités à la réflexion et à la prise de conscience de problèmes abstraits.

Sur le plan matériel, le printemps est synonyme de renouveau, d’explosion de vie, de débordement de joie, de beauté et d’amour.

C’est la vie qui renaît, les bourgeons sont gonflés de sève et vont donner des fleurs, des feuilles, des fruits.

Le monde animal participe aussi à ce renouveau.

Les oiseaux et les insectes repeuplent l’air.

Sur terre et sous terre, la vie reprend son activité.

Dans l’eau, les poissons quittent l’abri des rochers et des racines, pour se lancer dans le courant de l’eau vive.

Tous, animaux et végétaux, sortent d’une longue léthargie.

Puis c’est l’été-jaune.

C’est au cours du solstice d’été que la durée des jours est la plus longue.

A partir de la saint Jean d’été, le paysan moissonne ce qu’il a semé des mois auparavant.

Et comme le dit le dicton : on récolte toujours ce que l’on sème.

Juin, fleurs, parfum, Soleil…

La nature nous dispense ses richesses, ses dons multiples.

Juin prépare les fruits, réalisation finale, résultant d’un lent travail de maturation de la fleur, d’un épanouissement de l’être.

C’est la plénitude espérée et l’aboutissement.

Le Soleil à son zénith nous procure les jours les plus longs, ceux où l’influence solaire est à son apogée.

C’est le moment de faire des provisions de forces physiques, mais aussi de ne pas oublier pour autant de nourrir les forces intérieures, qui tendent ensuite à renouveler les provisions emmagasinées.

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 17:21

 

RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 97)

 

SAMEDI 15 OCTOBRE 1983

La tension monte jusqu’au point de rupture. Tel un enfant qui apprend à nager dans l’Océan, Dieu me porte comme une mère et me préserve des dangers. Le plaisir d’apprendre et de nager augmente jusqu’au point ultime, jusqu’au point de rupture : je découvre alors que la main de Dieu n’est aussi qu’illusion et Maya. J’ai toujours été seul, il n’y a qu’Un et j’ai toujours fait Un avec l’Océan. La séparativité d’avec l’Océan n’était qu’illusion et orgueil. Après cette rupture, le système du monde poursuit normalement sa route, mais je suis conscient de l’Un : Béatitude ! Béatitude ! Béatitude !

Cette semaine, j’ai « vu » Dieu dans le ciel : des nuages ont formé sa tête au-dessus de moi, gigantesque et majestueuse. Je l’ai appelé dans mon cœur, pas en vain. Puis tout s’est effiloché.

 

DIMANCHE 23 OCTOBRE 1983

Le monde va mal : l’immoralisme et le matérialisme dominent en raison de l’absence de spiritualité. Le renversement de tendance et des valeurs a débuté en 1926, puis, peu à peu, à partir des années 2022, l’Un triomphera et se fera connaître sous son véritable nom : « Amour ».

 

JEUDI 5 JANVIER 1984

Bilan de l’année 1983.

Toute la question revient à changer mon regard : il ne s’agit pas d’annihiler le petit moi, qui est bien utile et même indispensable pour évoluer, dans le monde matériel, mais de ne plus m’identifier à lui.

Je déserte le plus souvent possible le monde intellectuel. La question que je me pose le plus souvent est : « qui suis-je ? » et la réponse que j’apporte le plus fréquemment possible, sous forme de mantra, est : « Je suis Dieu. Je n’ai ni naissance, ni mort. Seul le corps meurt. Je suis le Soi. Je suis. Soi. Je ne suis ni le corps, ni le mental, ni l’intellect, ni la raison. Le corps, le mental, l’intellect et la raison, une fois purifiés, sont mes amis. Je les aime. J’ai aussi un cœur – sentiments et émotions – et un ventre – instincts et passions –. Je suis un canal ouvert aux sentiments et aux instincts beaux, justes, vrais et bons. Que mon amour, mon cœur et mon ventre soient dédiés à Dieu, et seulement à Dieu ».

L’année 1983 a été une année de sortie de crise, la crise la plus importante étant une nouvelle « Nuit Obscure », avec des doutes et des retours en arrière du point de vue spirituel. Je m’en suis sorti en mettant tout dans la main de Dieu : que Sa volonté soit faite !

Ceci démontre, s’il en est besoin, mon attachement à la réalité terrestre, à l’illusion, car les mauvais moments frappent mon petit moi, encore très sensible. Tout ce qui m’arrive est fait par les frères supérieurs pour mon évolution spirituelle.

Autour de moi, les amis souffrent ou meurent et me voilà devenu un frère aîné. Les enfants ont grandi et d’autres amis vieillissent. Mon seul objectif est de me rattacher à mon Maître intérieur, « père et mère divins ».

 

SAMEDI 10 MARS 1984

Voici les vœux que je formule en ce jour pour ma prochaine réincarnation :

Je serais heureux de suivre à nouveau le sentier rosicrucien, afin de parfaire mon évolution spirituelle.

Je souhaiterais vivre où le Cosmique le jugera le plus opportun pour mon évolution, sur terre ou ailleurs. J’aimerais exercer la profession la plus utile à mon bien-être et à celui d’autrui.

Je voudrais me souvenir de mon gourou, le Soi, et fusionner avec Lui.

 

DIMANCHE 18 MARS 1984

Je suis atteint d’un cancer généralisé, plus précisément une leucémie. Que Dieu ait pitié de mon corps !

Seigneur Dieu que j’atteigne Ta Demeure, afin de ne plus renaître ! Que je fasse Un avec Tes pieds de lotus ! Amen.

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 09:18

 

RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 96)

 

DIMANCHE 3 AVRIL 1983

Tel sera ma foi et ma certitude : l’ego se déplace et le Soi demeure.

J’ai trop de dépendances et d’habitudes anciennes, trop de liens, et cela tient de l’ego. Je suis trop attaché à mes livres, à mes avoirs et pas assez désintéressé et détaché. Si je veux faire Un avec Dieu, l’ego doit lâcher prise.

Le Soi ne va nulle part, il reste éternellement là où « je suis » ; c’est l’ego qui se déplace, va, vient, naît et meurt. « Je suis » est toujours égal à lui-même, sans nom et avec tous les noms, sans forme et avec toutes les formes.

Je suis lourd à la détente pour le service dans mon entourage immédiat : je suis trop plein de mes problèmes personnels, notamment et surtout ceux relatifs à ma santé. Je rumine et le petit moi a alors le dessus et veut exister. Il en résulte un manque d’intérêt pour le service et la vie spirituelle, les deux exercices du matin et du soir étant exécutés sans entrain. Je ferai preuve de patience et de persévérance, et au moins prierai autant que possible, ne serait-ce que pour la paix dans le monde.

 

JEUDI 5 MAI 1983

D’abord l’âme, puis le reste, – l’esprit, l’intellect et le mental – qui émerge et émane de l’âme. L’âme est une parcelle de Dieu.

 

DIMANCHE 8 MAI 1983

Que je souffre physiquement ! Y prêterai-je attention ? Comment au niveau subjectif, mesurer la souffrance ? Mes douleurs sont très gênantes au niveau social, car mes besoins, urine et défécation, se produisent à tout moment et en tous lieux : il m’arrive fréquemment de changer de culotte à l’improviste, parce que je l’ai souillée, dans un buisson, si possible à l’abri des regards. Lorsque la douleur s’annonce, il est impossible de lui résister. Quelle erreur ais-je commise par rapport aux lois naturelles, pour tant souffrir ? La nuit – ô honte ! – je fais pipi au lit comme un bébé, et je porte à nouveau une couche. Sans doute cette énurésie est due à la peur et l’ego est-il encore trop attaché au besoin de reconnaissance par les autres ego. En effet lorsque l’ego se rebelle, il s’estime ne pas être reconnu pour ce qu’il est. Quelle leçon dois-je apprendre ?

Le ciel, c’est le lieu dans notre âme, où l’Amour est purifié, comme dans un creuset : le feu du ciel, auquel se réfère Jésus-Christ, est un feu purificateur, qui brûle les imperfections. Sur le sentier, l’étude ne sert qu’à élargir le mental de manière ponctuelle. Si elle s’avère utile pour mon évolution, vivre reste essentiel : seule la vérité vécue est source de transformation.

L’humilité n’est jamais vraiment acquise : l’humilité est indissociable de la simplicité d’être. J’apprendrai à reconnaître ma faiblesse, à l’accepter et à la dépasser et à ne pas me justifier par rapport aux autres.

J’ai mal physiquement, psychologiquement et mentalement, mais je ne suis ni mon corps physique, ni mon corps psychique, ni mon mental. De plus je pourrai avoir encore plus mal. Cette douleur est le résultat du karma passé et je l’accepte stoïquement et calmement. Cette étape de ma vie m’apprend encore mieux le détachement : quitter, quitter des amis, une maison, ce sont là autant de « petites morts » qui préparent à la mort définitive, celle du corps.

 

JEUDI 12 MAI 1983

Seigneur Dieu, fais en sorte que je puisse Te rencontrer et voir Ton darshan.

 

DIMANCHE 22 MAI 1983

La maladie me submerge. Est-ce un retour à l’enfance ? Une régression du corps ? Je fais pipi au lit : faut-il l’accepter ? Faut-il se révolter ? Faut-il en rire ? D’une certaine manière c’est une façon de donner aux autres et d’offrir, puisque c’est le contraire de la retenue, du garder pour soi et donc de l’égoïsme.

Que m’apprend la situation actuelle ? Je marche dans les rues de la ville et soudain, j’ai un sentiment de besoin d’uriner suivi du besoin de déféquer : si je ne le satisfais pas immédiatement, à un moment donné, je ne peux plus me retenir. Le besoin est tellement prégnant, qu’il est même inutile d’essayer de le contenir, car il y a un relâchement soudain, qui fait que je défèque dans mon pantalon. La leçon est que le corps est si peu le mien que je ne maîtrise plus rien. Le corps est entièrement livré au système nerveux autonome.

Autre cas de figure : je suis assis sur un fauteuil, ou étendu sur un lit, ensommeillé. Tout à coup je m’éveille, mouillé de partout, avec de l’urine dégoulinante : c’est la situation qui tient le corps.

 Je fais don de tout à Dieu et m’identifie au Soi, à ce qui est permanent et éternel.

 

LUNDI 30 MAI 1983

Je m’accommode patiemment du bien comme du mal qui m’arrive. Qu’est-ce le vrai Bien ? C’est l’état unique auquel aucun autre n’est comparable, c’est la fusion dans l’Un.

Tout est Un. « Tout » éteint. Le monde éteint « je ». Le monde est un Jeu. Tout est Un : « Tout » inclus le monde que je vois, ainsi que moi-même, le témoin du monde.

 

SAMEDI 25 JUIN 1983

La voie vers le souverain Bien est la connaissance de l’Un et la participation à l’Unité. Comment pourrais-je aimer les autres mieux qu’en sachant qu’ils sont aussi moi-même ? Toutes les actions appartiennent à Dieu.

 

MERCREDI 20 JUILLET 1983

La haine ne se justifie plus. Tout est bien puisque Dieu tient le gouvernail.

 

DIMANCHE 31 JUILLET 1983

J’ai appris avec douleur le décès de mon second frère, Jacques, ce jour à 14 heures 30 et cela m’a transpercé de douleur. Malgré le Soi, la séparation terrestre d’un être cher est, à chaque fois, une nouvelle mise en croix.

 

SAMEDI 17 SEPTEMBRE 1983

L’ego représente tous les aspects de la personnalité qui empêchent d’atteindre Dieu : pour faire Un avec Dieu, il faut perdre tout l’orgueil que je tire de mon pseudo savoir, de mon esprit d’indépendance et de ma volonté de séparativité. J’apprends le sens véritable de « lâcher prise ».

 

SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1983

La raison est un merveilleux outil, une fois purifiée, c’est-à-dire unifiée et centrée sur l’Un. L’âme est descendue dans la matière, le corps ; en s’unissant avec le corps, l’âme a donné naissance au « corps psychique » – la raison, la mémoire, l’imagination, l’intellect et le mental. Ce sont des instruments formidables pour connaître le monde matériel et pour réaliser l’objectif de l’âme. Et pourtant ces éléments, dont je ne suis que le gérant, sont appelés à disparaître car ils font partie de Maya; seuls existent le Soi et la mort. Il n’y a pas le Soi et le petit moi, mais les deux sont le Soi : l’un est essentiel et l’autre secondaire.

Dieu est mon gourou et Celui qui me mène à la Lumière.

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 20:59

 

RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 95)

 

 

SAMEDI 11 DECEMBRE 1982

Je considérerai mon ego comme mort et malgré cela je serai un guerrier de Dieu.

 

VENDREDI 17 DECEMBRE 1982

J’affirme continuellement que « je ne suis pas le corps », mais cela reste une affirmation intellectuelle, qui tarde à passer dans la vie concrète.

Mes fantasmes me conduisent parfois à imaginer des scènes pédophiles et sadiques : si je ne suis jamais passé à la pratique, ces cauchemars me « mangent » une partie de ma vie et de mon énergie, et m’empêchent sûrement de progresser sur le chemin spirituel. Ces rêves renvoient à une vie antérieure : c’est un mauvais karma que j’apurerai. Chaque fois que ce type de fantasme surgit, je l’analyserai, prierai, méditerai et ne lutterai pas frontalement contre lui, pour ne pas le renforcer. M’intéresser plus aux autres et servir de manière désintéressée, sont les outils pour dévier ces pensées malsaines et pour éviter que ces « idées fixes » ne deviennent des actes.

 

SAMEDI 1° JANVIER 1983

Ce que je suis et ce que je recherche.

Depuis longtemps, je suis à la recherche d’un trésor, mais j’ai commis beaucoup d’erreurs dans cette recherche. J’ai d’abord recherché ce trésor en dehors de moi-même ; ce faisant, j’ai trop compté sur les autres et je n’ai pas eu assez confiance en moi-même. J’ai recherché dans les livres, mais les livres ne sont que des poteaux indicateurs qui montrent le chemin, sans plus. J’ai recherché aussi dans divers groupes fraternels, mais ce ne sont aussi que des poteaux indicateurs, et il m’appartient de faire les efforts pour progresser. Par ailleurs dans certaines circonstances, ces groupes fraternels peuvent devenir des sources d’illusion et la pire des choses, avec de l’affairisme, un pseudo occultisme, c’est-à-dire, le contraire des idéaux annoncés. Dans ces groupes, il convient de rechercher les graines de spiritualité à développer ensuite par moi-même.

La famille a une grande importance, épouse, enfants et tous les parents, mais la famille, c’est aussi, dans une rivière, des morceaux de bois qui flottent et se rencontrent, cohabitent puis se séparent. Ne pas  oublier que je nais seul, que je meurs seul et entre les deux, je vis seul. Il s’agit d’un constat sans sentimentalisme.

J’ai eu dans le passé, trop de refuges : le rêve, le travail, les illusions diverses. Je deviendrai ce que je suis déjà : le Soi. Il n’y a rien à apprendre, rien à étudier : tout est déjà là. Je refuserai l’érudition et donnerai plus d’importance à l’intuition. Dans l’avancée spirituelle, je refuse toute illusion et je n’accepte rien que je n’ai expérimenté moi-même. Tous les attachements vont à l’encontre de l’idéal et nuisent à celui-ci : à chaque fois, c’est le mental qui reprend le dessus et j’oublie l’arrière-plan essentiel, l’écran blanc, le Soi, sans lequel il n’y aurait pas de film, la réalité quotidienne. J’agis sans chercher les fruits de mon action, Dieu seul recueille les fruits bons ou mauvais. La mort, objet de méditation, sera acceptée comme le stade suprême, l’ultime initiation et comme une naissance nouvelle : seul le mental craint cette échéance. Le seul point important, c’est l’Amour : tout sera annihilé, sauf l’Amour qui sera diffusé partout. Le trésor caché, c’est le Soi, à la fois Amour, Lumière et Vie.

 

DIMANCHE 2 JANVIER 1983

Seigneur Dieu, fais moi rencontrer l’Ange, qu’il m’inspire et me guide !

Cependant, j’éviterai l’idolâtrie : l’Ange est un intercesseur, il n’est pas Dieu, car Dieu est le Soi, au-delà du « je ».

 

LUNDI 28 FEVRIER 1983

L’intention de l’ennemi, qui veut détruire en moi l’être humain, est en fait mon meilleur allié. Je m’appuierai sur ses intentions mauvaises et maladroites, car elles peuvent m’aider à éliminer le petit je.

 

DIMANCHE 6 MARS 1983

Lettre à Dieu.

Mon Dieu, aie pitié de moi ! Donne-moi la force et le courage ! Je ne suis rien et rends-moi encore plus humble. Je suis parfois haineux et je souhaite le mal à autrui : donne-moi la sagesse, celle de pardonner et de me mettre en question moi-même ! Fais que le moment que je vis maintenant soit un moment de réflexion et me rapproche beaucoup de ma famille.

Les mauvaises pensées sont à l’origine de nombreuses maladies : actuellement, le petit bassin – vessie, urètre et reins – se rebelle. J’urine souvent et la nuit j’ai de l’énurésie. Semble-t-il, c’est l’ego qui se révolte, parce qu’il s’estime insuffisamment reconnu. Je n’arrive pas à accepter ce qui m’arrive et je m’accroche à mon passé : Dieu, indique-moi quelle est l’erreur et où est le péché ? Aide-moi, Seigneur Dieu, à supporter la douleur qui me submerge et donne-moi la force de passer au travers !

Seigneur Dieu, à quoi bon tout ce que j’apprends – au niveau intellectuel – concernant la spiritualité, si tous ces principes me font défaut lors des jours sombres ?

Je ne me comparerai pas aux autres, car il en résulte de la jalousie et de la haine.

 

LUNDI 7 MARS 1983

Je suis encore trop obnubilé par moi-même et par mon propre sort et il en résulte que j’ai du mal à entrevoir ce que pensent et vivent les personnes qui m’entourent ; il y a malgré tout de petites tentatives de m’intéresser à autrui, du moins en étant de bon conseil et en ne faisant pas le mal. Je suis encore trop dispersé et indiscipliné, trop irrégulier dans l’application des deux exercices du matin et du soir. Mon Dieu, donne-moi le courage et la force !

 

LUNDI 14 MARS 1983

Je me tournerai vers Dieu, seul soutien et je ferai bien chaque fois la part de ce qui relève du Soi et de ce qui relève de l’ego. Le Soi est ce qui est, reste et restera, l’Amour, l’aide désintéressée apportée aux autres. L’ego, ce sont les idées de vengeance, les petits accidents de parcours, les dire et faire des uns et des autres, y compris de moi-même.

 

MERCREDI 23 MARS 1983

J’ai peur, peur de mourir, et peur de perdre ce que j’ai : le confort, mon épouse, mes enfants, etc. Je souhaite de manière irréaliste, tout garder, et tout garder en l’état. C’est un manque de confiance et un manque de foi en Dieu.

 

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