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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:33

Le secret maçonnique (Partie 71)

Ceux qui disent « Je suis Charlie » ont tort de brandir des crayons, comme si ceux-ci ne pouvaient pas aussi bien servir le bien (dessinateurs de « Hara Kiri ») ou le mal. De plus le rire est aussi une arme à double tranchant : tout dépend d’où vient le rire et à quoi il sert. Comme le disait l'humoriste Desproges, on ne peut pas rire de tout avec tout le monde. Par exemple, les sketchs de Dieudonné sont racistes et antisémites, condamnables non seulement du point de vue judiciaire, mais aussi du point de vue moral : il faut refuser la liberté de rire aux ennemis de la liberté.

S'il faut critiquer les religions comme opium du peuple, et en particulier l'islamisme, cette critique doit viser la religion, sans attaquer les personnes: il faut respecter aussi les idées de chacun. Pour les musulmans, Mahomet ne doit pas être représenté. Pour les juifs, il ne faut pas faire d'image de Dieu, etc. Comme disait Voltaire: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dîtes, mais je me battrais jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire!". Donc : si les dessinateurs vont au-delà d’une critique constructive, et vont jusqu’à la provocation, ils doivent en accepter aussi toutes les conséquences.

Il faut respecter les croyances et les idées des personnes, mais avoir le droit de critiquer ces croyances et idées, tout en n'attaquant jamais les personnes. C'est ce que les journalistes libéraux libertaires de « Charlie Hebdo » n'ont pas fait.

De plus, les intellectuels, dont les journalistes, ont une responsabilité dans ce qu'ils écrivent et dessinent. Le stylo peut être meurtrier (voir les écrits antisémites de Céline, les lettres de dénonciations anonymes, ...) Les paroles peuvent aussi tuer (voir les sketchs de Dieudonné,...). Donc écrire et dessiner n'est pas anodin! Parler n'est pas non plus anodin et un adage dit: "Il vaut mieux un coup de couteau, qu'un coup de langue: on peut guérir d'un coup de couteau, pas toujours d'un coup de langue". Voir les rumeurs assassines.

Le 11 janvier 2015 : une journée de dupes :

Les journalistes glosent sur les manifestations du 11 janvier 2015 en déclarant qu’il s’agit de « défendre nos valeurs », qu’il s’agit d’une défense de la République », d’une communion dans les droits de l’hommes, de protéger notre culture contre la barbarie.

C’est là le fond du problème, et c’est sur ce point que le réveil va être difficile dans les mois et les années à venir.

Incontestablement, cette journée de « réveil républicain » est historique :

  • A la fois, cela manifeste que le peuple français est mobilisé, et prêt à entrer à nouveau sur l’arène politique ;
  • Cette journée est la première marche vers un changement social majeur : même si le mouvement peut prendre de nombreuses années, c’est la première étape vers un monde nouveau ;
  • Mais c’est aussi, comme il se doit un événement contradictoire, qui donne lieu à diverses interprétations qui nous oblige à donner aux mots leur véritable sens.

De quelle république parle-t-on ?

Il y a d’une part, la république bourgeoise, la république des nantis. Ce sont ceux qui considèrent que les droits de l’homme ne s’appliquent qu’à « ceux qui ont » (des biens). Plus tu as de biens, plus tu as de droits. Ce sont aussi ceux qui, de « gauche », comme de droite, depuis plus de quarante années, refusent de donner un contenu concret aux droits de l’homme à tous les « sans ». Alors que la richesse globale de la société a doublé en quinze années, à un bout, il y a une minorité de grands bourgeois, qui se gavent (qui sont en particulier propriétaires des mass médias, ce qu’ont constamment dénoncé les vrais « Charlies »), et de l’autre côté, de plus en plus de pauvres, dont les travailleurs et les retraités pauvres. Ceux là, sont le grand nombre : sans emploi, ou avec des emplois précaires, sans domiciles, ou avec des logements insalubres, qui ne peuvent pas se soigner, et dont les enfants vont dans des écoles « galères », qui peuplent en surnombre les prisons. De plus en plus, à ces personnes sont déniées, non seulement les droits élémentaires (un travail, un logement, la santé, l’éducation, etc.), mais c’et la vie qui leur est déniée.

Les SDF, voilà une véritable cause nationale qui devrait mobiliser nos élus, ou bien le chômage: 150 000 SDF, dont 30 000 enfants, et de plus en plus de femmes. 400 SDF meurent chaque année dans la rue.

Il y a d’autre part, la république sociale, la république populaire, qui garantit à tous les droits fondamentaux, ainsi que les diverses libertés (dont la liberté de presse et la liberté de rire). L’une des revendications est la démocratie populaire. Comme le disait déjà Coluche : « Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que cela serait interdit ».

Ainsi, l’un des enseignement de la journée du 11 janvier 2015 est que les élections seules, ne servent à rien : Seule l’unité populaire fera plier les nantis et les obligera à donner un aspect concret aux divers droits.

Cette absence de droits pour les plus pauvres est le terreau sur lequel poussent les divers fanatismes et fascismes. Aussi, lutter contre les barbares fascistes, c’est donner à tout le peuple des droits réels : le droit de travailler, de se loger, de manger, de la culture et de l’éducation.

C’est sur ce point que la journée du 11 janvier est une journée des dupes :

  • D’une part, les nantis, dont les élus, qui ont participé à la manifestation, espèrent maintenir le statut quo, c’est-à-dire préserver une république bourgeoise, où les droits de l’homme sont réservés aux bourgeois et aux nantis. Il faut donc continuer à tenir à l’écart les classes travailleuses, considérées comme dangereuses, les banlieues, quitte à créer un régime d’oppression et de limitation encore plus drastiques des diverses libertés. En d’autres termes, en donnant le pouvoir d’Etat aux fascistes. C’est là une impasse, qui va accentuer les divers problèmes, dont le « terrorisme » ! La fausse distinction entre « gauche » et droite disparaît face à l’union des nantis contre le peuple.
  • D’autre part, la majorité des Français, qui souhaitent une république sociale, avec des droits réels pour tous. Dont la sécurité notamment pour les minorités musulmanes et juives. Là aussi le réveil est dur le 12 janvier 2015, et ces manifestant là auront aussi la gueule de bois, car ils vont se rendre compte qu’il ne suffit pas d’une manifestation, où dégoulinent les bons sentiments (« Fraternité »), pour que la majorité obtienne enfin l’application à tous des droits de l’homme : seule une révolution radicale, menée par la classe ouvrière sera à même d’obtenir ce résultat, après un parcours long et sinueux.

Cet événement historique du 11 janvier 2015 en rappelle d’autres, comme par exemple la mobilisation nationale autour du meurtre du journaliste Victor Noir, tué le 20 janvier 1870 par un membre de la famille de Napoléon III. Sans être devin, un tel événement en prépare d’autres de grande ampleur.

Entre ceux qui veulent faire descendre les valeurs de la République (« Liberté-Egalité-Fraternité ») des frontons des hôtels de ville et des bâtiments publics, pour les faire vivre véritablement dans la vie de tous les jours, et ceux qui veulent continuer de bénéficier des divers droits, sans les partager avec la grande majorité des pauvres, mais en maintenant ces citations comme des sortes de vaches sacrées sur les murs des bâtiments publics, lesquels seront cocus et dupés ? Seul le proche avenir nous le dira.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 10:15

Le secret maçonnique (Partie 70)

« Je ne suis pas Charlie ».

« Charlie Hebdo » est le journal qui a succédé à « Hara Kiri » : « Hara Kiri » est un journal post-soixante-huitard, impertinent, plein d’esprit, avec un rire ludique et gai. Il n’en est plus de même avec la ligne qu’avait adopté « Charlie Hebdo » ces quinze dernières années : c’est devenu une ligne éditoriale qui tombe souvent dans la provocation glauque, le ricanement grinçant, parfois islamophobe, sexiste, et inutilement agressif.

De nombreuses personnes n’ont pas adhéré à cette ligne éditoriale, puisque le nombre des lecteurs était tombé à 30 000 personnes. Au lieu de chercher à refléter le goût du public, le directeur de la publication de « Charlie Hebdo » s’est tourné vers la recherche de subventions publiques, allant jusqu’à frapper à la porte du président de la République pour obtenir des fonds afin d’empêcher le dépôt de bilan.

Mais il convient de condamner absolument l’agression que l’on peut qualifier de fascistes, contre les journalistes de ce journal : On peut ne pas être d’accord, quelle que soit la raison invoquée, sans pour autant recourir à des moyens barbares.

Lorsque je rencontre une personne dans la rue, je peux lui dire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites ». C’st là un comportement rationnel. Mais si j’ajoute : « En plus vous êtes un gros con et votre mère est une putain ! », c’est là un comportement irascible, incohérent, qui va susciter une réaction proportionnée ou non : la personne peut se détourner de moi et s’en aller. Elle peut aussi choisir de saisir les tribunaux pour injures. Mais je peux aussi tomber sur une personne sanguine, ou excitée, colérique, et même « folle », qui va, en retour, me frapper et peut-être me tuer. C’est ce qui s’est produit avec « Charlie Hebdo ». On peut critiquer toute religion, donner son point de vue, et le faire même avec humour et impertinence. Mais on n’a pas le droit de s’attaquer à la personne croyante. Dire par exemple : « Je ne suis pas d’accord avec l’Islam : c’est une religion féodale, notamment dans ses relations avec les femmes. » est une chose. Ajouter : « Mahomet est un pédophile et un terroriste » est autre chose. D’autant plus que Mahomet est un personnage historique, plutôt bien connu par la recherche scientifique. De plus, Mahomet est respecté par les croyants musulmans : il est donc possible de tomber sur un fanatique qui prendra prétexte de cette provocation pour assassiner. Cependant, les dessinateurs avaient encore le droit d’exprimer même un avis provoquant, mais ils devaient accepter les conséquences de leurs actes.

La liberté de la presse est-elle en cause ?

Il faut reconnaître que les seuls journaux nationaux véritablement libres, quant à leur ligne éditoriale, sont : « Le Canard Enchaîné » et « Charlie Hebdo ». Ce sont les seuls journaux qui ne vivent pas de la publicité, et qui ne sont pas aux mains de manias de la presse.

Pour les autres journaux, ainsi que pour de nombreux médias, comme la télévision, il me paraît difficile de parler en France de liberté de la presse et de liberté de l’information en général. Bien au contraire, ils sont tous propriétés de grands capitalistes, le plus souvent dirigeants de monopoles d’armement, Dassault, Lagardère,…) ou de la construction (Bouygues,…). Ces moyens médiatiques exercent une véritable police de la pensée. Qu’est-ce qui empêche nos hommes politiques de proposer une loi, comme celle qui avait été ^prise par François Mitterrand à l’encontre de l’empire Hersant, pour libérer la presse et les divers médias, et imposer une déontologie aux journalistes, à hauteur de celle des journalistes de « Charlie Hebdo » et du « Canard Enchaîné » ?

Il faut reconnaître que ces deux derniers organes de presse ont permis de soulever divers affaires, que tous les autres organes se complaisent ^plutôt à enterrer.

On ne peut que dénoncer l’hypocrisie de nombreux hommes politiques, aujourd’hui « Charlie », mais qui continuent d’entretenir les meilleures relations avec des pays de nature féodale et liberticides, comme le Qatar et l’Arabie Saoudite, ou d’autres régimes policier, comme le Congo de Bongo.

De nombreux thuriféraires de « Charlie Hebdo », aujourd’hui, qui portent le badge « Je suis Charlie », soutiennent une ligne éditoriale, à laquelle auparavant ils étaient soit opposés, soit dont ils ignorent la teneur.

Il faut quand même respecter la mémoire des journalistes assassinés, en particulier de leur « esprit » lorsqu’ils publiaient « Hara Kiri » ce qui n’est pas le cas des hommes politiques et des journalistes des autres organes de presse :

  • Les journalistes de « Charlie Hebdo » n’auraient jamais accepté que les cloches des Eglises sonnent en leur faveur, même à l’occasion de leur décès dans des conditions atroces et lâches ;
  • Les journalistes de « Charlie Hebdo » étaient antimilitariste et refusaient le chant de la Marseillaise. Ceux qui portent des drapeaux auraient sans aucun doute étaient flagellés par leurs dessins humoristiques ;
  • Il est surprenant d’entendre des proches des journalistes de « Charlie Hebdo » demander à ce que leurs dépouilles reposent au Panthéon ! Quelque part, c’est faire injure à leur intelligence.
  • Enfin les mesures symboliques, tels que les minutes de silence, les drapeaux en berne, l’extinction des lumières, comme celle de la Tour Eiffel, mesures qui ne servent à rien, auraient attirés leurs sarcasmes les plus saignants.

Maintenant, il est possible qu’avec l’âge, les journalistes s’étant portés sur une ligne éditoriale libérale et libertaire, acceptent ces diverses récupérations. Mais le pire serait que leur journal, suite aux événements, soit récupéré par un magnat de la presse, qui en fera un organe « humoristique », de la police de la pensée.

Ainsi, le mouvement « Je suis Charlie », est ambigu : Il est crée de façon artificielle, et il faudra tirer les conséquences lorsque le soufflet va retomber, lorsqu’il n’y aura plus cette ivresse médiatique : actuellement, on assiste à un mouvement émotif, « des tripes », et non à une compassion du cœur, de l’émotion du cœur. On peut tout aussi bien déclarer : « Je suis Juif », ou « Je suis Musulman », ou « Je suis athée », etc. Pourquoi pas « Je suis chômeur », ou « Je suis SDF », ou « Je suis employé précaire ». En fin de compte : « Je suis un être humain ».

Il faut en effet prendre en compte toutes les victimes des fanatiques fascistes, sans en exclure aucune : Comme dans l’affaire Merah, une partie des victimes est de religion juive, et c’est là un antisémitisme qu’il faut radicalement dénoncer. Les journalistes ont été injustement massacrés, parce que des croyants fanatiques considèrent qu’ils ont « offensés » le prophète Mahomet. Les policiers ont été tués dans le cadre de leur métier de protecteur de l’ordre. Mais les juifs sont tués uniquement parce qu’ils sont juifs, et ceci est, avec l’affaire du barbare fasciste Merah, et le meurtre de Ilan Halimi, la première fois depuis la seconde guerre mondiale. L’antisémitisme ne se cache plus et se révèle en plein jour, meurtrier. Et l’Etat est bien incapable de protéger les français juifs, puisque en 2014, près de 10 000 compatriotes juifs ont quitté le sol national, pour rejoindre en particulier Israël, soit plus de personnes que pendant les dix années précédentes.

L’Etat continue de manipuler les consciences, en tuant les barbares fascistes : il veut ainsi propager la théorie qu’il s’agit de « fous », et que lui-même est le seul barrage et garant pour défendre la civilisation.

C’est ainsi que l’on observe à la télévision, de véritables exécutions sommaires, pour, à la fois transformer ces assassins en martyrs, qui deviendront des modèles pour de futurs assassins, et aussi éviter un procès qui permette de mettre le doigt sur les véritables causes de ce phénomène dit des djihadistes.

Sans doute, le comportement républicain de la police, lorsque celle-ci protège les citoyens, est à saluer. Mais il faut continuer à mettre celle-ci sous le contrôle du peuple, afin d’éviter les diverses bavures et dérapages, comme l’assassinat de Rémi Fraisse.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:56

Le secret maçonnique (Partie 69)

  1. De nombreux députés utilisent leurs indemnités pour s’enrichir et investir dans l’immobilier : c’est dire que tous ces élus ne servent à rien.

Pour rappel, lors des élections législatives de 2012, seuls 23 029 308 électeurs se sont exprimés, sur un total de 43 233 648, soit 53,3 %. Les 577 députés ont donc été élus par un français sur deux. On peut dire que la chambre des députés ne représente qu’une demi-France !

  1. La victoire de Syriza, en 2015, aux élections parlementaires grecques est présentée comme la victoire de la « gauche radicale » : Si le peuple grec ne se réveille pas pour prendre en main sa destinée, les lendemains seront difficile pour lui. En effet, Syriza applique une politique réformiste, qui correspond à celle de François Mitterrand en 1981. Ce groupement va contribuer à moderniser le capitalisme, et non pas à rompre avec celui-ci.

Tous les élus, y compris le président et les députés, sont les représentants de la classe bourgeoise. Ils représentent notamment les actionnaires des grandes entreprises, catégorie sociale similaire, quant à sa fonction, aux aristocrates, à la veille de 1789 : à la fois inutiles, ils constituent un frein au changement et à la modernisation de la société. Des preuves ? Comment expliquer l’absence de lutte de l’Etat ancien contre les fraudeurs, dont les « voyous » qui cachent leurs fortunes dans les paradis fiscaux, y compris certains députés ? La démocratie est mise à mal par certains députés qui distribuent prébendes et sommes d’argent pour se maintenir au pouvoir. Ils ne s’attaquent jamais aux causes des problèmes, mais à leurs effets : c’est pourquoi un grand bourgeois, comme Bernard Debré, propose d’obliger les élèves dans les écoles à porter un tablier uniforme : cela s’appelle un cache-misère, et ce la est indigne pour la population pauvre.

Les divers réformistes, que ce soient Syriza, en Grèce, ou le Front de Gauche, en France, ne cherchent que des accommodements, visant à maintenir le système : c’est une perte de temps. Heureusement qu’à l’époque actuelle, on assiste à une accélération de la prise de conscience du peuple : le seul avenir, c’est soit la barbarie, avec le Front National, soit le socialisme, avec la classe ouvrière !

Nous sommes à une période où le seul changement, c’est la rupture avec le capitalisme. Rupture avec le capitalisme signifie au moins deux choses :

  • Construire un véritable parti communiste, avant-garde de la classe ouvrière, capable de gérer un nouvel Etat démocratique au service de l’ensemble du peuple ;
  • Rendre au peuple les moyens de production, et en finir avec l’anarchie que constitue la propriété individuelle des moyens de production, source notamment du chômage et de la grande pauvreté.

C’est pourquoi, le temps présent, ce n’est pas de perdre son temps dans des débats électoraux sans importance : Abstention révolutionnaire ! Combattons pour le travail pour tous, le pain pour tous, le logement digne pour tous, et la démocratie populaire !

En juin 2014, a eut lieu à Vienne, en Autriche, une réunion organisée par l’oligarque russe Konstantin Malofeev. L’invité principal était Alexandre Douguine, proche de Poutine, nationaliste russe révolutionnaire d’extrême droite. A noter que les livres de cet auteur sont publiés par les éditions Kontre-Kulture, liées à Alain Soral A cette réunion se trouvaient, outre toute l’extrême droite prorusse européenne, également Marion Maréchal Le Pen et Aymeric Chauprade, du Front National. Mais aussi Nikos Kotzias, membre de Syriza, et le nouveau ministre grec des affaires étrangères. L’alliance de Syriza avec le parti souverainiste les « Grecs Indépendants », scission nationaliste du principal parti de droite est un autre signe : ce parti est l’un des plus farouches défenseurs des immenses privilèges de l’Eglise Orthodoxe. La victoire de Syriza aux élections parlementaires grecques est présentée comme la victoire de la « gauche radicale » : Si le peuple grec ne se réveille pas pour prendre en main sa destinée, les lendemains seront difficiles pour lui. En effet, Syriza applique une politique réformiste, qui correspond à celle de François Mitterrand en 1981. Ce groupement va contribuer à moderniser le capitalisme, et non pas à rompre avec celui-ci. Tout ceci explique le soutien du Front National à Syriza.

L’antisémitisme et le complotisme sont deux thèmes qu’il faut combattre, avec d’autant plus de vigueur, que ces thèmes sont présents dans le milieu populaire.

En France, l’un des auteurs classiques du complotisme est Augustin Barruel (1741-1820), prêtre jésuite et polémiste anti-Lumières, qui déclare avoir été reçu en loge maçonnique et qui a publié des Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme. Il y développe la thèse d’une Révolution antichrétienne fomentée par les philosophes, les francs-maçons et les juifs. Mais c’est surtout à la fin du XIX° siècle que ces thèses vont prendre toute leur ampleur, thèses souvent développées par des Communards, Francs-maçons, et autres renégats. Souvent, il s’agit d’une mauvaise utilisation des mots : on parle de lutte « contre la haute finance, aux nez et aux doigts crochus » (sous-entendu au XIX° siècle, la banque Rothschild et consorts), au lieu de lutte « contre la bourgeoisie ». C’est ce que font parfois encore aujourd’hui quelques représentants de l’ « extrême gauche » et de la « gauche » : d’où un point commun avec le Front national. Voir à ce propos les écrits du sociologue Zeev Sternhell. L’antisémitisme, tout comme le racisme, sert à l’idéologie dominante, à diviser le peuple. Voici, par exemples, parmi de nombreux autres, trois Communards, dont deux étaient, avec certitude, francs-maçons : comme quoi, à l’aide d’un peu de science historique, il convient d’extirper ces théories malodorantes, parfois dans des milieux où on ne pense pas les trouver !

Benoît Malon (1841-1893) : Franc-maçon. Membre de la loge « Le Lien des Peuples ». Ouvrier teinturier. Militant ouvrier, communard, journaliste, écrivain. Il fait partie du bureau de la section parisienne de l’Internationale, adhérant à l’AIT en 1865. Proudhonien de gauche. Collaborateur du journal La Marseillaise de Rochefort. Le 8 février il est élu à l’Assemblée nationale comme socialiste révolutionnaire. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et se range du côté de la Minorité. A écrit : La troisième défaite du prolétariat français (1871). Condamné à mort par contumace, il émigre en Suisse. A Palerme, il est reçu en 1877 au grade de compagnon et de maître de la loge « Fedelta ». Revenu en France après l’amnistie, il devient le leader des opportunistes-possibilistes. Il assiste, ainsi que Jules Vallès, à son retour de proscription, à une tenue de la loge parisienne « La Ruche libre ». Préside en 1882, le Congrès socialiste de Saint-Etienne. Directeur de la Revue Socialiste. Il reprend une activité maçonnique en 1889, à la loge du Grand Orient « Le Lien des Peuples et les Bienfaiteurs réunis ». Incinéré au Père Lachaise, sur le socle de son monument figure l’équerre et le compas. Libre-penseur, chef de file des blanquistes, Malon est partisan d’un socialisme national, opposé au socialisme allemand. Admirateur de Drumont, l’auteur de La France juive. Il écrit dans La Revue Socialiste N° 18 de juin 1886, pages 509 à 511, un article sur La question juive : « Oui, la noble race aryenne a été traître à son passé, à ses traditions, à ses admirables acquis religieux, philosophiques et moraux, quand elle a livré son âme au dieu sémitique, à l’étroit et implacable Jéhovah. (…) En brisant le cœur et la raison aryens, pour croire aux radotages antihumains de quelques juifs fanatiques, butés et sans talent (voyez Renan) ; en faisant de la littérature d’un peuple dont toute l’histoire ne vaut pas pour le progrès humain, une seule olympiade d’Athènes, on a autorisé les fils de ce peuple choisi, de ce « peuple de Dieu », à nous traiter en inférieurs ».

Albert Regnard (1832-1903) : Leader des étudiants blanquistes. Libre-penseur anticlérical, représentant de la France à l’anti-concile de Naples de 1870. Communard. Réfugié à Londres, puis il se rallie à Gambetta. Antisémite de choc. Il écrit dans son article Aryens et Sémites, paru dans La Revue Socialiste n° 30 de juin 18767, page 499 : « La haine du sémitisme était à l’ordre du jour parmi les jeunes révolutionnaires de la fin de l’empire ». « La réalité et l’excellence de la race aryenne (…) et qui seule est en mesure de préparer et d’accomplir l’achèvement suprême de la rénovation sociale. ».

Victor Henri de Rochefort, marquis de Rochefort-Luçay, plus connu sous le nom d’Henri Rochefort (1831-1913) : Franc-maçon. Sous l’Empire, il fonde La Lanterne, puis La Marseillaise. Membre des Amis de la Renaissance. Fait partie du gouvernement de la Défense nationale. Sous la Commune, il s’élève dans ses écrits contre les Versaillais. Condamné à la déportation, il s’évade. Après l’amnistie, il fonde L’Intransigeant. Au retour du bagne de Nouvelle-Calédonie, il se rapproche progressivement du boulangisme et de l’extrême droite. Lorsque éclate l’affaire Dreyfus, il laisse libre cours à son antisémitisme pour mener campagne avec les « anti ». A écrit en 1896-1898 : Les aventures de ma vie. Antiparlementariste, antidémocrate révolutionnaire. Créateur de divers mouvements politiques nationaux et socialistes, dont La Ligue Intransigeante Socialiste et le Parti Républicain Socialiste Français. Animateur du boulangisme de gauche. Antisémite militant, il est une des grandes figures de l’antidreyfusisme de gauche. Dans son article « Le triomphe de la juiverie », paru dans Le Courrier de l’Est le 20 octobre 1899, il y menace les juifs d’un « effroyable mouvement antisémitique ». Il devient monarchiste.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 17:19

Le secret maçonnique (Partie 68)

Seule garantie des valeurs républicaines : la classe ouvrière organisée en parti communiste !

Le système électoral français est antidémocratique. C’est un système de l’apparence « comme si ». Les élus, tant au niveau national (président de la République, députés, sénateurs,...) qu’au niveau local (régions, départements, communes,…) se comportent « comme s’ils » avaient une véritable légitimité et représentaient véritablement les intérêts objectifs de leurs électeurs. Une fois élus, avec souvent moins de la moitié des électeurs inscrits, aussitôt, ils trahissent leurs promesses et appliquent une politique qui n’a rien à voir avec leurs programmes d’origine et leurs engagements.

Il en résulte un développement conséquent de l’abstention, et en conséquence, une légitimité encore moindre des élus. Néanmoins, les élus se comportent « comme si » ces électeurs déçus, s’abstenant, n’existaient pas.

Ainsi, une fois élu, le président de la République se comporte « comme s’il » représentait tous les Français. Appliquant une politique contraire à celle qui lui a permis d’être élu, il se maintient malgré tout au pouvoir, s’estimant légitime jusqu’au terme de son « mandat ». Arrivé au terme de celui-ci, aucune sanction ne s’applique à tous ses manquements, et il est prêt, avec de nouveaux mensonges, à postuler à un nouveau mandat. Voilà donc des années que dure ce « manège » entre élus de droite et de « gauche ». Pourtant, il serait tout à fait justifié que le peuple fasse passer en jugement les soi-disant élus, qui ont « régné » en son nom. Par exemple le jugement de l’Histoire devrait s’appliquer pour les crimes contre l’humanité que sont les 400 SDF qui meurent par an, sans que ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, malgré leurs promesses, n’ont su résorber, ainsi que les agriculteurs qui se suicident en moyenne tous les deux jours en France par an, etc.

Voilà des années que les élus, toutes tendances confondues, font semblant d’ignorer les intérêts objectifs de la grande majorité de la population, et se mettent au service de la bourgeoisie minoritaire. Voici, par exemple, quelques indicateurs, qui permettraient d’apprécier la prise en compte de ces intérêts :

  • Etendre les droits civiques (vote) à la population immigrée ;
  • Limiter l’échelle des salaires, par exemple de 1 à 20 ;
  • Lutter contre la pauvreté et la misère ;
  • Lutter contre la fraude fiscale ;
  • Lutter contre le logement indigne ;

Nous sommes à un stade de la civilisation, où un programme social minimum devrait conduire à :

  • L’appropriation collective des moyens de production ;
  • L’interdiction du chômage :

L’absence de la prise en compte de ce programme est l’une des causes de l’abstention grandissante. Mais cette abstention ne suffit plus : l’exigence, maintenant, c’est une intervention directe du peuple, par ce qu’on appelle la révolution prolétarienne. Pour atteindre le nouvel Etat, le passage peut s’effectuer, soit à travers la guerre civile, soit à travers la guerre impérialiste. L’étape suivante : le socialisme, est la seule solution à tous les maux que connaît la société.

C’est l’aspiration, en tout cas, d’une grande partie des électeurs qui votent encore pour des candidats de « gauche », en pensant que ceux-ci vont effectivement mettre en œuvre un tel programme. Cela a été l’illusion de ceux, qui déjà, votaient pour François Mitterrand, qui s’était engagé à « changer la vie ». Mais toutes ces expériences décevantes, au moins depuis 1981, ont enseigné que le socialisme ne pourra être instauré que par la volonté du peuple.

Si l’on considère les élus locaux, la plupart sont élus selon les mêmes dispositions, et l’abstention conduit à leur retirer toute légitimité.

Le Front National joue un rôle historique : celui d’ »idiot utile ». Il permet de montrer, dans la pratique, l’absence de démocratie populaire, dans le cadre de la « république » bourgeoise, en dénonçant le système UMPS. En quelque sorte, le Front National joue le rôle d’une épine qui permet d’extirper de la chair du peuple l’épine UMPS : puis, une fois ce travail effectué, il faut jeter ces deux épines au feu. Ainsi, les élus du Front National peuvent être distingués en trois fractions :

  • Une partie de membres véritablement fascistes, dignes émules des représentants collaborateurs du régime de Vichy : racistes, antisémites, nationalistes et fauteurs de guerre, ceux-ci doivent être combattus par tous les moyens.
  • Une partie des membres représentent la lie de la société, petits bourgeois et classe moyenne, « déclassés », conservateurs, etc.
  • Mais le Front National a un point positif : c’est le seul parti bourgeois qui permet l’émergence de nouveaux élus, autres que ceux qui ont l’habitude de se présenter aux élections, et ces nouveaux élus viennent aussi bien de la droite traditionnelle que de la « gauche ». Ces derniers ont l’illusion que ce parti va enfin permettre de créer un nouveau système socialiste, répondant aux préoccupations actuelles.

Le système électoral français est au bout du rouleau : c’est un système archaïque, antidémocratique, qui vise à faire perdurer un système bourgeois inégalitaire. Ce système favorise les intérêts égoïstes de trois forces politiques au service de la bourgeoisie : l’UMPS, d’une part, le Front National d’autre part. Si le système électoral actuel avait pour objet de faire évoluer la société vers plus de justice, il y a longtemps qu’il aurait été annulé !

Référendum lorrain pour la gare de Vandières : « Elections, piège à cons »

Si les élections changeaient quelque chose, il y a longtemps qu’on les aurait supprimées.

Le conseil régional de Lorraine organise le 1° février 2015, une consultation électorale concernant la construction de la gare TGV-TER d’interconnexion de Vandières (Meurthe-et-Moselle. A la question : « :«La gare d’interconnexion TGV-TER de Vandières, dont la construction a été reconnue d’utilité publique en 2011 par décret, peut être réalisée sans être supportée par une contribution nouvelle des collectivités publiques. Compte tenu de cette possibilité sur le plan financier, pensez-vous que le Conseil régional de Lorraine puisse s’engager dans sa réalisation et dans la transformation de Louvigny en gare de fret TGV ?», il faut répondre par « oui » ou par »non ».

Que penser de ce scrutin ?

Il s’agit de remplacer une gare existante, se trouvant à environ trente kilomètres, à Louvigny (en Moselle), par la gare de Vandières (Meurthe-et-Moselle). Mais :

  • Le processus administratif et réglementaire de la gare de Vandières est terminé depuis 2011, et donc, la gare pourra se faire, quel que soit le résultat du vote de dimanche prochain ;
  • 23 millions d’euros ont déjà été investis pour la gare de Vandières ;
  • Il reste à investir 120 millions d’euros pour réaliser la gare de Vandières, auxquels s’ajouteront au moins 90 millions d’euros pour réaliser toutes les infrastructures qui mèneront à la gare, les parkings,… C’est un coût pharaonique par rapport au nombre des usagers ;
  • La consultation elle-même coûtera au moins 300 000 € au contribuable ;
  • La SNCF devient un transport pour les élites, les pauvres étant destinés, soit à ne pas s e déplacer, soit à prendre las autobus ;
  • Enfin, comme d’habitude, il y a toutes les parties tenues secrètes du dossier, comme les ententes avec les consortiums du bâtiment, les valorisations immobilières que déclenchera l’arrivée du <TGV, etc. On ne nous dit pas tout.

Les grands pontifes politiques locaux et nationaux sont divisés sur le projet. Sur le fond, il s’agit, comme d’habitude de faire trancher le suffrage populaire sur un projet qui divise plusieurs fractions de la bourgeoisie, sans que le peuple n’ait son mot à dire sur le fond du dossier. Dans ce cas, la seule attitude est : l’abstention.

On peut rapprocher cette consultation de trois éléments d’actualité :

  1. Roland Dumas avoue avoir fermé les yeux, en tant que président du conseil constitutionnel, sur le fait que cette institution judiciaire suprême n’aurait pas du valider les comptes de campagne de Jacques Chirac et d’Edouard Balladur, en 1995. Démonstration est donc faite que les élections sont manipulées, et que, sous le contrôle de la bourgeoisie, voter ne sert qu’à départager divers clans de la même clase sociale, la bourgeoisie.

Pour rappel, lors du premier tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande a obtenu 10 272 705 voix, sur un total de 46 028 542 inscrits sur la liste électorale, soit 22,3 % des voix exprimées. Au second tour, il a obtenu 18 000 668 voix, sur un total de 46 66 307 inscrits, soit 39,08 % des voix exprimées. Il représente donc au mieux 4 électeurs sur 10, et même directement 2 français sur 10 qui l’ont « choisi » directement !

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:01

Le secret maçonnique (Partie 67)

§3) Elections présidentielles :

François Hollande, président de la République, garant des valeurs de la République ?

Malgré le travail de bénédictin effectué par les meilleures entreprises de communication, François Hollande est au socialisme réel ce que le bonhomme recouvert de post-it est à Cetelem. Et l’appui qu’apportent les révisionnistes du P « C »F, comme Robert Hue, porte valise de l’impérialisme français, ou les bobos écologistes et arrivistes, comme Jean Vincent Placé, ne font encore qu’accentuer l’écart entre les promesses « socialistes » de François Hollande et la réalité de sa politique de soutien aux monopoles.

François Hollande a été élu, en 2012, au premier tour, par 22,3 % des inscrits, puis au second tour, par 39,08 % des inscrits. Il a été élu sur un programme « socialiste » et à peine élu, y compris avec les voix de « gauche » de Jean Luc Mélenchon, il a pris le contre-pied de ce programme plus que modéré, pour applique une politique ultra-libéral au service de la bourgeoisie la plus riche ! Sans aucun doute, il défend la République, mais la République bourgeoise, et l’impérialisme des monopoles. Ce qui est assez sidérant, c’est la volonté des médias de faire encore semblant de ne pas voir cela !

Sans appliquer les deux caractéristiques des valeurs de la République, celles-ci n’ont plus aucune existence : ces valeurs doivent s’appliquer universellement. Ce premier aspect s’oppose à tout racisme et à toute ségrégation sociale, et elle est incompatible avec des partis politiques, comme le Front National. Le second aspect, c’est l’application effective de ces valeurs dans la vie quotidienne. A minima, cela signifie de défendre les intérêts des classes les plus pauvres, notamment de la classe ouvrière, contre la bourgeoisie. Si ces valeurs s’appliquent effectivement, cela se voit : la pauvreté doit diminuer d’année en année ! Ceci est le contraire du mouvement de paupérisation actuelle, mouvement décrit par Karl Marx de la façon suivante : « C'est cette loi qui établit une corrélation fatale entre l'accumulation du capital et l'accumulation de la misère, de telle sorte qu'accumulation de richesse à un pôle, c'est égale accumulation de pauvreté, de souffrance, d'ignorance, d'abrutissement, de dégradation morale, d'esclavage, au pôle opposé, du côté de la classe qui produit le capital même. »

D’où vient François Hollande ? Quelles sont en particulier, les déclarations de principe du Parti Socialiste ; dont il se réclame ?

La déclaration de principes est le texte qui fixe les valeurs fondamentales du PS. La première a été adoptée en 1905 par la SFIO. Elle déclarait dans son premier article[] :

« Le parti socialiste est un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat. Par son but, par son idéal, par les moyens qu’il emploie, le parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n’est pas un parti de réforme, mais un parti de lutte de classe et de révolution. ».

La déclaration de principe de 1946 réaffirme le caractère révolutionnaire du parti et reste fidèle au marxisme sur un grand nombre de points : « Le caractère distinctif du Parti socialiste est de faire dépendre la libération humaine de l’abolition du régime de la propriété capitaliste qui a divisé la société en classes nécessairement antagonistes, et créé pour l’une la faculté de jouir de la propriété sans travail, pour l’autre l’obligation de vendre son travail, et d’abandonner une part de son produit aux détenteurs du capital. »[].

Une nouvelle déclaration de principe est adoptée en 1969, au moment du regroupement de la « gauche non communiste » et de la création du Parti socialiste moderne. Elle insiste sur le caractère « révolutionnaire » du parti : « L’utilisation des réformes implique que l’on ait conscience de leur valeur et de leurs limites. Le Parti socialiste sait toute la valeur des réformes qui ont déjà atténué la peine des hommes et, pour beaucoup d’entre eux, accru leurs capacités révolutionnaires. Mais il tient à mettre en garde les travailleurs, la transformation socialiste ne peut pas être le produit naturel et la somme de réformes corrigeant les effets du capitalisme. Il ne s’agit pas d’aménager un système, mais de lui en substituer un autre. »[].

La quatrième déclaration de principe est adoptée en 1990. Elle fait suite à l'exercice du pouvoir par le Parti Socialiste, qui a alors été confronté aux réalités de la mondialisation capitaliste. La déclaration prône « une société d’économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l’intérêt général. ».

Enfin, la version actuelle a été adoptée juin 2008. Elle affirme dans son article premier :

« Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est, c’est vouloir changer la société. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et du combat pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine. ».

Cette version marque un changement par rapport aux précédentes. Elle ne fait plus référence aux « oppositions des classes », parle pour la première fois de la création de richesse, prône une « économie de marché régulée » et « un secteur privé dynamique ».

Selon cette déclaration, la principale idéologie du parti est le « socialisme démocratique ». Les socialistes se réclament de la tradition de l'humanisme, de la philosophie des Lumières et des valeurs proclamées par la Révolution française. Ils placent l'égalité, le développement durable, le progrès et la démocratie en tête des finalités d'un Parti Socialiste qui se définit comme républicain, laïque, réformiste, féministe, humaniste et décentralisateur[].

Ainsi, le Parti Socialiste s’est transformé en un parti qui défend les intérêts des plus riches, de la classe bourgeoise. Depuis toujours, il l’a dit lui-même, avant les élections présidentielles de 2012, son représentant, François Hollande, défend les intérêts de la City, pas les intérêts des habitants des cités. Et de nombreux hommes politiques, qui se prétendent d’extrême gauche, comme Jean Luc Mélenchon, ou les révisionnistes du Parti « Communiste » Français, le savent bien : ils ne sont eux-mêmes que les voitures balai d’un Parti Socialiste qui travaille pour les intérêts de la bourgeoisie.

Deux exemples démontrent cela : la politique fiscale d’abord. Dans son article 13, la « Déclaration de l’Homme et du Citoyen » prône l’égalité fiscale : « Article 13. Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. ». Or, le scandale de la banque HSBC démontre le peu d’empressement d’un gouvernement dit « socialiste » de combattre l’évasion fiscale.

Ensuite, qu’en est-il de l’application des règles démocratiques, dont celle de « Un homme, une voix » ? Elu avec 18 000 668 votants au second tour, cela représente quatre Français inscrits sur les listes électorales sur dix. De plus, à peine élu, il fait une politique à l’opposé de ce qui a été promis. Il en résulte que sa légitimité est celle de Louis XVI à la veille de la Révolution française.

Un autre exemple du peu de valeur qu’accorde encore notre classe politique aux élections, c’est le vote d’un député dans le Doubs, début 2015, en remplacement de Pierre Moscovici.

Nombre

%

Inscrits

66 926

/

Abstention

34 087

50,93 %

Votants

32 839

49,07 %

Blancs

1 748

5,32 %

Nuls

946

2,88 %,

Exprimés

30 145

91,80 %

Résultat des candidats :

Ordre des panneaux

Candidats

Voix

% exprimés

001

M. Frédéric BARBIER

15 504

51,43 %

002

Mme Sophie MONTEL

14 641

48,57 %

Total

30 145

100 %

Ainsi, mal élu par 23,17 % des voix des inscrits, avec des voix venant de la « gauche », comme de la droite, on peut dire que son élection repose sur une ligne politique « blougi-boulga », qui n’a aucun sens, et en tous les cas, aucune légitimité. C’est une « ligne » de toute façon inapplicable.

Ceci explique que la seule solution, dans un tel système, c’est bien l’abstention ! « Elections, piège à cons » !

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 19:47

Le secret maçonnique (Partie 66)

Ce symptôme est justifié par tous les moyens, par les idéologues de la bourgeoisie. Mais, de façon intuitive, les électeurs en ont compris les méfaits, et de plus en plus, ils se réfugient dans les votes de refus, et plus positivement, dans l’abstention. L’abstention massive enlève toute légitimité aux représentants auto désignés. L’étape suivante doit être la reprise du pouvoir, à tous les niveaux par le peuple lui-même.

Deux étapes : dans une première étape, il convient de moderniser et d’étendre la démocratie bourgeoise, par des mesures concrètes. Par exemple, dans une municipalité véritablement démocratique, rien n’empêche un Conseil municipal à prendre, notamment les décisions majeures (budget, indemnités, impôts,..) à la majorité de 50 % des voix. De nombreuses mesures limitant les abus peuvent être prises : plafonner les indemnités, limiter le nombre de mandats, condamner à l’indignité nationale ceux qui abusent des biens communs,…

Dans une seconde étape, il convient de briser cette machine d’Etat bourgeois, et le remplacer par un Etat socialiste, qui instaure une démocratie réelle (liberté de démettre les élus dans des conditions à préciser, élections aux diverses charges, permettant l’accès à tous, sauf aux exploiteurs, égalités des suffrages, etc.)

L’abstention aux élections municipales a été un premier avertissement. Mais les changements sont loin de ces attentes. Il faut que l’avertissement porte encore plus lors des élection européennes : vive la grève des urnes !

La France est-elle une démocratie ? La réponse est indubitablement : non !

On sait depuis longtemps qu’il convient de distinguer ce qu’est véritablement une personne, et ce qu’elle pense et dit d’elle-même. Le seul critère de vérité est la pratique. Il en est de même de la France. En paroles, la France est présentée comme la mère des droits de l’homme, et donc de la démocratie réelle. Or applique-t-elle les principes élémentaires de cette démocratie ? A aucun niveau ! Ni pour les élections présidentielles, ni pour les élections communales, en passant par tous les autres suffrages : élections européennes, régionales, cantonales, etc.

S’il est important de se préoccuper de la simplification du mille-feuilles administratif français, il serait encore plus urgent d’instaurer dans les différents suffrages permettant de désigner les « élus » un minimum de principes démocratiques. La communication effectuée sur la simplification de ce mille-feuilles ne doit pas être un écran de fumée masquant l’absence de démocratie réelle.

La démocratie, c’est d’abord la construction de la volonté générale, expression de l’intérêt général. La base est donc la désignation des « représentants » par une majorité. C’est aussi un contrôle par cette majorité que les élus sont toujours les dignes « représentants » des intérêts communs tout au long du mandat : cela peut se faire par de nombreux moyens : référendums, sondages, Internet, etc. Enfin, c’est la possibilité de démettre ces élus lorsqu’ils commettent des fautes, ou bien représentent des intérêts minoritaires et privés. Rien de cela n’a été mis en place. De plus, il est reconnu que la « classe » des élus ne reflète pas le pays réel : sont surreprésentés la nomenklatura françaises (riches, citadins, blancs,…), c’est-à-dire la classe bourgeoise et possédante. Rien n’a été entrepris pour limiter ce phénomène : limitation des mandats, indemnités limitée à un maximum, quota de représentation non seulement des femmes, mais aussi des classes laborieuses, etc.

Un autre principe est largement entamé : le système électoral est organisé de telle façon, qu’il est impossible de mettre en œuvre le principe élémentaire : « un homme, une voix ».

Comme cela a été constaté, le résultat est double : d’une part, il y a une dictature des élites bourgeoises. Le peuple est appelé fréquemment aux urnes, pour désigner des représentants, qui sont installés à vie dans les divers postes de responsabilité. Entre deux élections, le peuple est esclave, et il n’a rien à dire : sont appliquées des politiques non choisies, qui ne répondent pas à l’intérêt général. On peut parler d’un système UMPS-FN. D’autre part, ce système apparaît de plus en ^plus pour ce qu’il est : un système pourri, injuste, anachronique, en un mot antidémocratique. Il en résulte une abstention de plus en plus massive, puisque le peuple ne peut désigner ses véritables représentants. Le sentiment est que, quoi qu’il fasse, qu’il vote ou non, les jeux sont faits : les trois partis dits »majoritaires » se partagent les rôles, et ne représentent que trois fractions de la même classe sociale : la bourgeoisie. L’étape suivante ne peut être que la révolution et l’instauration d’une république socialiste, à l’image de la Commune de Paris de 1871.

Des mots d’ordre comme : « Un véritable travail pour tous ! », « Un logement décent pour tous », et « Démocratie réelle : un homme, une voix », sont d’excellents moyens de mettre à bas le système ancien et d’instaurer un nouveau système. La révolution bourgeoise de 1789 a commencé lorsque a été posé le principe de voter, non pas par ordres, mais selon le principe : « Un homme, une voix » !

François Hollande a autant de légitimité que Miss France ! Que penser des valeurs « Liberté, égalité, fraternité » ?

« Liberté » : La pseudo-« démocratie représentative » est le contraire de la démocratie. Avant les élections, le peuple n’est pad libre. Pendant les élections, il est « libre » de choisir entre des factions imposées. Après les élections, il n’est plus libre, notamment de démettre le candidat élu.

« Egalité » : Le principe « un homme/ une voix » n’est jamais appliqué. Pour les élections présidentielles de 2012, au premier tour, 10,3 millions de voix se sont portées sur François Hollande, électeurs qui se reconnaissent dans le programme politique de celui-ci. Au second tour, 18 millions d’électeurs se sont porté sur ce candidat. Encore convient-il que François Hollande soit l’homme de la « synthèse » et accepte de reprendre en partie certains éléments des programmes des candidats qui ont appelé à voter pour lui au second tour.

Mais même au second tour, ces électeurs ne correspondent qu’à 39 % des électeurs de la liste électorale, liste qui ne comprend pas, loin de là, tous les citoyens présents sur le sol national (Français, Européens, autres,…).

C’est là que le système électoral crée un ensemble de fictions, qui conduisent de plus en plus d’électeurs à opter pour un vote blanc ou nul, ou pour l’abstention.

Première fiction : par un coup de baguette magique, François Hollande devient le « président de tous les Français ».

Pour rendre cette « arrangement » antidémocratique crédible, encore faudrait-il que François Hollande fasse une synthèse avec le programme de Nicolas Sarkozy, qui représente au second tour, 16,9 millions de voix. A eux deux, ils « pèsent » environ 35 millions de voix, soit 76 % du corps électoral, et plus de deux Français sur trois : cette hypothèse, non crédible, nous rapproche déjà de l’idéal démocratique.

Seconde fiction : Les voix qui se sont effectivement portées sur François Hollande sont censées représenter 100 % de corps électoral. Cela signifie donc que chaque voix « pèse » en réalité pour 2,6. Par ailleurs, les autres voix qui se sont portées sur d’autres candidats, et les abstentionnistes, comptent pour zéro pendant le quinquennat. Pourtant, autres électeurs et abstentionnistes sont majoritaires dans le pays.

Troisième fiction : ni les Français, ni François Hollande ne sont censés changer leurs orientations au cours du mandat : pourtant, François Hollande, élu sur une option « socialiste », à peine au pouvoir, rejoint le camp néo-libéral ! Les Français, notamment ceux qui ont voté pour lui, minoritaires, ne peuvent le démettre.

C’est pourquoi, dans de telles conditions, on ne peut dire que la France soit une démocratie, puisqu’il n’y a ni liberté, ni égalité. Cela explique le refuge dans l’abstention.

On peut donc dire légitimement que François Hollande n’a pas été élu par les Français, mais contre les Français, puisque 61 % du corps électoral n’a pas voté pour lui.

Comme point de comparaison, rappelons que Napoléon III a obtenu, lors du plébiscite de 1852, 7 824 189 réponses « oui », soit 96,86 % des exprimés et 76,68 % des inscrits, contre 253 143 réponses « non » et 2 126 124 abstentions. Le 8 mai 1870 ; le plébiscite lui donne 7 350 142 « oui », soit 82,69 % des exprimés et 62,81 % des inscrits, contre 1 598 825 « non » et 2 111 038 abstentions. Ceci à quatre mois de la révolution du 4 septembre 1870, qui instaure la République. Cela signifie deux choses :

  • D’abord, la souveraineté appartient en propre au peuple seul, et celui-ci peut la reprendre quand il le souhaite ;
  • Ensuite, il ne s’agit pas d’être anti électoraliste à tout crin : les élections ont du sens quand elles permettent de comptabiliser l’état actuel des rapports de force entre les classe sociales : une des conditions est que la classe ouvrière dispose d’un authentique parti communiste, comme cela a été le cas de 1921 à 1953.

En conséquence, la France n’est pas une démocratie réelle. C’est une démocratie formelle bourgeoise.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 07:37

Le secret maçonnique (Partie 65)

Sur la base du second tour, on constate les éléments suivants :

  1. La majorité de 50 % des électeurs inscrits est de 5 990. La première liste, « vainqueur » du suffrage, ne représente que 2 290 voix, soit 19 % des électeurs inscrits. Les trois autres listes cumulées totalisent 4 309 voix, soit 36 % des électeurs inscrits. Encore une fois, comment expliquer, du point de vue de la démocratie, que 19 % des électeurs vont gérer la ville pendant un mandat ? Quelle légitimité ? Les délibérations prises par le conseil municipal devraient recueilli au moins le vote des élus représentant 5990 voix, pour avoir la légitimité.
  2. Le principe « un homme, une voix » est-il adopté ?

La liste Front National a obtenu 23 élus : chaque élu représente donc 100 électeurs. La seconde liste, « divers droite », a 5 sièges, soit chaque élu représente 374 électeurs. La liste PS a 4 sièges : chaque élu représente donc 449 électeurs. Enfin la quatrième liste, divers, a obtenu 1 siège, qui représente 643 électeurs. En conséquence, un électeur du Front National « pèse » 3,7 voix divers droite, 4,5 voix PS et 6,4 voix divers. Si l’on compare majorité et opposition, chaque voix de la majorité Front National « pèse » autant que 4,3 voix de l’opposition ! Où est la légitimité ?

Sans aucun doute, pour les années à venir, l’ennemi principal de tous les démocrates est le fascisme.

Cependant il convient d’apporter les nuances suivantes.

Avec à sa tête la famille Le Pen – on peut dire que le Front national est un peu leur « petite entreprise » -- le danger fasciste n’est pas immédiat. Ainsi Jean Marie Le Pen est connu pour son amour de l’argent, ce qui l’éloigne d’autant de véritables idées fascistes. Lorsque les milieux économiques et financiers élimineront la famille Le Pen (par une mise au placard), pour mettre à la tête du mouvement un véritable fasciste, ce sera alors un signe, indiquant que ces milieux souhaitent la gestion de la France par la barbarie fasciste. Jusqu’à présent, la famille Le Pen a joué un rôle d’ »idiots utiles » : ils ont servi de repoussoir pour la gauche pour affaiblir la droite classique.

De plus la montée du Front national est une sorte d’échappatoire pour les milieux populaires, qui permet de sortir de la pression exercée par l’UMPS. Cette montée a permis notamment la révélation d’une partie de nouveaux élus d’origine de classe populaire. Depuis plus de cinquante années, les notables UMPS trustent entre eux les divers postes, interdisant l’accès de nouvelles couches d’élus dans les diverses instances politique. Fabien Engelmann a le profil type d’élu issu de la classe populaire : militant de la CGT, ancien adhérent du NPA et de Lutte Ouvrière, rien n’indique qu’il restera indéfiniment militant du Front national. De nombreux militants, non pas ceux issus de la moyenne et grande bourgeoisie, mais issus d’un milieu populaire, ont démissionné du Front national en découvrant le contenu fasciste de l’idéologie de ce mouvement : remplacer les luttes de races au lieu des luttes de classes, prêcher la collaboration de classe entre riches et pauvres, et en fin de compte, se mettre à la traîne des milieux économiques et financiers les plus agressifs et les plus barbares. Certains militants UMPS, qui se disent « républicains », jurent leur grand dieu qu’ils feront preuve de la plus grande vigilance concernant le contrôle exercé sur les nouvelles municipalités gérées par le Front national. C’est plutôt positif. Mais on peut légitimement- se demander pourquoi ils ne font pas preuve de la même vigilance concernant les mairies gérées par leurs amis UMPS ? Ils connaissent bien les politiques « des copains et des coquins » pratiquées depuis des dizaines d’années par ces municipalités, et la charité bien ordonnée commence par soi-même. Qui ne connaît tel ou tel élu mafieux qui s’en est mis plein les poches indûment, à la vue de tout le monde ? Il suffit de citer Angoulême, Nice, Hénin-Beaumont, Lens et bien d’autres communes, ainsi que divers conseils généraux et régionaux qui ont servi ou servent encore de pompes à fric !

« Socialisme ou barbarie ? ». Le XXI° siècle est le siècle du passage de la France du capitalisme au socialisme. Inévitablement. Mais il n’est pas impossible que ce passage à la dictature du prolétariat se fasse en passant par la case « fascisme », et donc par une période intermédiaire de dictature barbare fasciste. Quel sera le rôle de la famille Le Pen dans cette étape ?

Dans les milieux fascistes, il est connu que Jean Marie Le Pen a un attachement immodéré de l’argent. De fait, ce n’est pas un véritable idéologue fasciste et ses convictions s’arrêtent à son porte-monnaie. On peut dire que pendant quarante années, il a joué les rôles d’ »idiot utile » du parti socialiste, au point que les historiens de demain pourront s’interroger sur le fait qu’il n’ait pas été un sous-marin caché du « socialisme » bourgeois ! Ceci à l’image d’autres personnages politiques, comme la « verte » et écologiste Dominique Voynet. On ne peut pas dire que Jean Marie Le Pen ait brillé par sa présence dans divers mandats, dont trente années comme député européen. Il a une conception très dynastique de la politique, qui n’est pas sans rappeler les hiérarques de la Corée du Nord. Mais, loin de là, ce n’est pas le seul politique à jouer du népotisme. Par contre, il a monté le parti Front National comme une sorte de petite entreprise familiale, où l’on trouve déjà sa fille,sa petite-fille et bientôt sans doute la quatrième génération. Cela signifie que si les milieux économiques et financiers bourgeois optent pour un passage par le fascisme, le premier signal envoyé sera la mise à l’écart de la famille Le Pen, pour mettre à la tête du parti fasciste, quel qu’il soit, un véritable idéologue, à l’image des vichystes ou des nazis allemands. De toute façon, il est certain qu’avec les diverses conquêtes du Front National aux élections communales et aux élections européennes, il va falloir que le Front National travaille enfin, et applique son programme, qui est national-socialiste, frère jumeau avec le socialisme national de certains membres du parti socialiste.

Jaurès et Blum, au moins dans leurs intentions, voulaient supprimer l’esclavage salarié, et instaurer le socialisme, qui comprend à minima, la socialisation et la collectivisation des moyens de production. Ceux qui se prétendent leurs successeurs, les sociaux-démocrates du parti socialiste, se contentent de demander l’inversion de la courbe du chômage. C’est dire qu’ils sont tombés bien bas. Ils se comportent en bon gestionnaire du capitalisme, en prétendant qu’il n’est pas possible de faire autrement dans le cadre de la « mondialisation ». Les résultats en sont multiples. Par exemple, les enfants des classes populaires sont honteusement exploitées par la classe capitaliste, comme « stagiaires » dans les entreprises, ceci à titre gratuit, ou pour une indemnité dérisoire de 400 € par mois. Avec les socialistes au gouvernement, la bourgeoisie se sent pousser des ailes et n’hésitent pas à demander pour les enfants du prolétariat un SMIC au rabais, ou SMIC jeunes.

Les élus, dont les députés, sont désignés périodiquement sur un programme : une fois élus, à chaque fois, ils renoncent à la réalisation de ce programme.

Ainsi, par exemple, voilà plus de trente années qu’avait été prise la promesse d’étendre le suffrage universel aux personnes immigrées. Qu’attendent-ils pour réaliser cette promesse ?

Peu à peu, la démocratie apparaît comme formelle : tous les postes politiques sont monopolisés par la même classe sociale : la bourgeoisie et ses affidés.

La seule liberté qu’ont les citoyens, c’est, lors des élections, de désigner leurs représentants au sein de diverses fractions de cette classe bourgeoise. Une fois élus, il n’y a plus de liberté, et les représentants appliquent les mesures pour lesquelles ils n’ont pas été élus, sans que les électeurs puissent les démettre. Cela est vrai à tous les niveaux du mille feuilles administratif, depuis le président de la république jusqu’au maire de la commune.

Au moins des mesures pourraient être prises pour protéger les biens communs, mais il n’en est rien : y compris l’Etat est mis à l’encan, au service des entreprises capitalistes.

Il n’y a pas, non plus d’égalité entre les citoyens : le principe « un homme/une voix » est mis à mal (par exemple pas de vote des immigrés), mais de plus, les voix ne sont pas égales entre elles.

Concernant l’élection du président de la république, seuls sont pris en compte les voix qui se portent sur le premier candidat. Ceux qui ont voté pour un autre candidat, ou qui n’ont pas voté, n’ayant pas de candidat répondant à leurs aspirations, sont écartés du résultat. Dans ces conditions, quelle est la légitimité du candidat élu ? Y a-t-il eu constitution équitable de la volonté générale ? La démocratie élémentaire ne devrait-elle pas conduire à retenir un collège de candidats représentant au moins 50 % des Français ? A défaut d’une solution satisfaisante, le président de la république est un usurpateur, et il a autant de légitimité que Miss France, qui pourrait être désignée reine des Français pour une période de cinq années. Il a moins de légitimité que le collège des personnalités préférées des Français, qui pourraient former un gouvernement tout aussi honorable.

Il en est ainsi de toutes les élections.

Egalité entre toutes les voix ? Le système électoral pour les élections municipales démontre que l’équipe vainqueur s’accapare tous les pouvoirs, cette victoire pouvant être remportée par beaucoup moins que 50 % des voix. Les équipes suivantes pourront désigner des représentants, mais dans ce cas, une voix ne vaut pas une voix.

Dans ce cas également, rien ne permet aux électeurs de se démettre d’une équipe indigne. A nouveau, les électeurs sont privés de toute liberté, et sont soumis, tels des esclaves modernes, aux représentants élus.

Ce système de désignation n’a cours nulle part ailleurs : les syndics de propriétaires, ou même les associations les plus élémentaires refuseraient de fonctionner dans de telles conditions.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 08:12

Le secret maçonnique (Partie 64)

Sur la base du second tour, on constate les éléments suivants :

  1. La majorité des électeurs inscrits est 23 297. Même si les délibérations étaient adoptées à l’unanimité des élus, leur légitimité démocratique est contestable, puisqu’elles ne représentent jamais la majorité des 50 % d’électeurs inscrits. Le maire est déclaré « vainqueur » sans partage des élections, alors qu’il ne représente que 15 % des électeurs inscrits ! Quelle est sa légitimité ? Les trois autres listes « d’opposition », ont rassemblé 12 992 voix, soit 28 % du corps électoral. Comment expliquer rationnellement un tel système, aussi peu démocratique, où une minorité de 15 % des électeurs est chargé de gérer la commune pour le compte de tous les roubaisiens ?
  2. Le principe « un homme, une voix » est-il adopté ?

Sur la base du deuxième tour, les électeurs de Droite sont de 6 949. Ils ont obtenu 36 sièges d’élus, soit 193 voix par élu. La seconde liste, la Gauche, a obtenu 6 617 voix et 9 sièges. Chaque élu de Gauche représente donc 735 voix. Le Front National a obtenu 3390 voix et 4 sièges. Chaque élu du Front National représente donc 848 voix. Enfin, la quatrième liste « divers gauche » a obtenu 2985 voix et 4 sièges, soit 746 voix par élu. En conséquence, une voix de droite « pèse » 3,8 voix de gauche, et 4,4 voix du Front National !

Il est intéressant d’étudier les représentants politiques de Roubaix, très caractéristiques de l’entre soi. Ainsi, au premier tour des élections, les têtes de quatre listes sont d’anciens alliés du maire précédent de Roubaix, René Vandierendonck. Ce sont ce que l’on a pris l’habitude d’appeler des gars de René, ou des René-gars. Il s’agit de Pierre Dubois, de Slimane Tir, d’André Renard et de Richard Olszevski. De plus, la liste de droite comporte également d’anciens complices de René Vandierendonck : c’est dire que les frontières ne sont pas du tout hermétiques entre la gauche et la droite. Tout ce petit monde a un socle d’idées communes, dont l’une est d’empêcher une personne d’origine maghrébine de s’emparer du « château », ceci dans une commune ou les personnes d’origine étrangère sont largement majoritaire, et au nom d’une laïcité mal comprise.

René Vandierendonck mérite d’être mieux connu, car il a, comme la plupart des notables locaux, dominé la vie locale de Roubaix pendant plus d’une trentaine d’années. Il se caractérise par les traits saillants suivants : il est extrêmement difficile de déceler sa véritable ligne politique. Communiste lorsqu’il était étudiant, afin d’entamer une carrière politique aux côtés d’André Diligent, il est devenu à la fois militant de l’UDF et du CDS, ainsi que chef de Cabinet du maire de Roubaix,André Diligent. Puis il est devenu maire centriste, succédant à André Diligent. En cours du second mandat de maire, il a viré de bord et c’est accoquiné avec le parti socialiste. Un second tarit du personnage est qu’il a toujours eu peur du suffrage direct, et ne s’est jamais présenté en tant qu’individu. Il s’est toujours réfugié au sein de l’anonymat d’une liste : élections municipales, régionales ou sénatoriales. Au cours de sa carrière politique, René Vandierendonck aura toujours fait le nécessaire pour percevoir le maximum d’indemnités diverses. Autre trait de caractère : comme tous les notables, il était toujours inféodé à un parrain, ou une marraine : en début de carrière, c’était le centriste André Diligent, puis le socialiste Pierre Mauroy, et enfin la tsarine Martine Aubry. Il est d’ailleurs intéressant de constater que sa soumission d’abord à Diligent, puis son « changement » de politique à « gauche », a permis de donner la Communauté Urbaine de Lille, d’abord à Mauroy, puis à Aubry. Il a été remercié de ce service rendu par l’attribution d’un poste de sénateur du Nord. Il est bien connu que, si Martine Aubry avait été premier ministre, elle aurait emmené René Vandierendonck dans ses bagages comme secrétaire d’Etat à la politique de la ville.

Quelle relation entre la démocratie et toutes ces magouilles carriéristes ? Aucune, sinon que l’on peut se demander si, en votant pour les listes où figurait ce personnage, les électeurs avaient donné mandat pour, notamment, faire passer la commune de droite à « gauche », ou pour permettre au parti dit socialiste de rester majoritaire à la Communauté Urbaine de Lille.

Par ailleurs, lors de ses mandats de maire, on ne peut dire que René Vandierendonck ait entrepris des grands travaux pour favoriser l’inscription des électeurs sur la liste électoral et favoriser la participation aux divers votes : l’évolution de l’abstention prouve le contraire. La situation lui convenait parfaitement.

Bien plus, la veille des scrutins, il s’arrangeait toujours pour mettre dans son escarcelle divers caïds locaux. Ainsi, le personnel municipal peut témoigner des efforts entrepris pour « gagner » leur vote de tel marchand de sommeil : l’un des plus connus est Baba aux quarante logements qui, à l’issu du scrutin « gagné » par Vandierendonck, a attribué à ce personnage un poste bien en vue à la mairie de Roubaix. On peut légitimement se demander si le « changement » de 2014 va mettre bon ordre à tout cela : en effet le premier adjoint de l’équipe de droite était aussi le premier adjoint de René Vandierendonck. Ah, décidément le monde politique est bien petit !

Ceci indique en tout cas que, s’il n’y a pas de démocratie dans les communes, il y a encore plus de tripatouillage dans les divers regroupements communaux, et qu’il serait plus qu’indispensable que le peuple puisse exercer un contrôle efficace sur ses mandants dans ces diverses organisations (syndicats intercommunaux communautés diverses, etc.).

La plupart des élus actuels, de droite comme de « gauche », sont de dignes rejetons, d’André Diligent, maire CDS de Roubaix de 1983 à 1994, sénateur et également mentor de François Bayrou. Trois anecdotes permettent de bien situer le personnage dans le décor roubaisien. D’abord, André Diligent aimait se définir comme « l’homme politique le plus à droite de la gauche et le plus à gauche de la droite ». Cela le situe à la lisière, au centre, ce qui, pensait-il le rendait indispensable, quelque soit le cas de figure dominant. En tout cas, cela en faisait un élu des plus opportunistes ! Ensuite, André Diligent a postulé pour un poste de sénateur : de ce fait, comme cela est le cas de René Vandierendonck, un de ses poulains, par la suite, sa cible privilégiée, ce sont les notables locaux, commerçants et autres. Il fallait satisfaire prioritairement cette clientèle aux dépens souvent de l’intérêt général. Ainsi, alors qu’un jour on a proposé à André Diligent de nommer à l’accueil de son cabinet, en mairie, une secrétaire d’origine maghrébine, sa réaction a été : « Non, ce n’est pas possible, le pharmacien du coin ne comprendrait pas que je ne nomme pas une secrétaire d’origine française ! ». Enfin, la veille de tous les scrutins, afin d’engranger un vote d’électeurs d’origine immigré, il savait prendre quelques mesures, avec à la clé une propagande démagogique, comme par exemple créer dans le cimetière municipal un carré musulman.

L’exemple de la ville de Roubaix démontre à quel point les lignes de droite et de « gauche » sont brouillées, et se rejoignent quant à un front franchouillard et gaulois, anti-immigré. De plus, le lien entre les élites élues et le peuple sont entièrement rompus : ce sont des élus hors-sol, où il n’y a rien de commun entre les besoins de la populations et les actions carriéristes des élus de tous bords. De plus, entre fractions, tous les coups sont permis pour gagner les élections y compris le trucage des élections.

Municipalité d’ « extrême droite » : Hayange

Les élections municipales de 2014 :

1° tour :

Inscrits : 11 980

Abstentions : 5 926

Votants : 6 054

Blancs et nuls : 171

Exprimés : 5 883

Fabien Engelmann (Front national) : 1 789

Thierry Rohr (Divers droite) : 1 200

Philippe David (PS) : 1 130

Alain Leyder (Divers) : 784

Autres : 980

2° tour :

Inscrits : 11 979

Abstentions : 5 188

Votants : 6 791

Blancs et nuls : 192

Exprimés : 6 599

Fabien Engelmann (Front national) : 2 290

Thierry Rohr (Divers droite) : 1 869

Philippe David (PS) : 1 797

Alain Leyder (Divers) : 643

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:09

Le secret maçonnique (Partie 63)

Sur la base du second tour, on constate les éléments suivants :

  1. La majorité de 50 % des électeurs inscrits est de 35 995 électeurs. En conséquence, les délibérations du conseil municipal de Metz, et en particulier les délibérations relatives aux budgets et aux impôts, ne sont légitimes, qu’à condition d’être adoptées par les élus représentant au moins 38 995 voix. Cela va bien au-delà des seuls élus de la majorité socialiste. Les textes législatifs et réglementaires n’interdisent pas au maire de délibérer dans de telles conditions, en recherchant un consensus qui reflète la volonté générale de la majorité des électeurs. Ce serait d’ailleurs une bonne mesure de gestion démocratique, que de préciser sur chaque délibération, le nombre d’électeurs correspondant aux élus ayant adopté la délibération.

Dans les conditions actuelles, les élus de la majorité de Gauche ne représentent que 16 008 voix, soit que 22 % du corps électoral ! Quelle légitimité ? L’opposition, Droite et Front National, représente 21 028 voix, soit 29 % du corps électoral. C’est donc bien une fiction que de présenter le maire comme étant celui de tous les messins !

  1. Le principe « un homme, une voix » est-il adopté ?

La Gauche a une majorité relative de 770 voix de plus que la liste de Droite arrivant en seconde position. La Gauche dispose de 40 élus : chaque élu représente donc 400 voix. Pour la Droite, qui a 11 élus, chaque élu représente 1385 voix. Pour le Front National, qui a 4 élus, chaque élu représente 1448 voix. En conséquence, une voix de Gauche « pèse » autant que 3,5 voix de Droite, et 3,6 voix du Front National.

Le maire actuel, Dominique Gros, présenté par la presse locale, lors de sa première élection, en 2008, comme étant en rupture avec ses prédécesseurs, comme étant le premier maire de « gauche », depuis l’instauration du suffrage universel, en 1848, s’est, en réalité, dans les faits, très vite placé en continuité avec son prédécesseur, Jean Marie Rausch. Ceci au nom de la « continuité républicaine », et afin, a-t-il dit lui-même, ne pas être « un maire au rabais ». D’ailleurs, lors des élections de 2014, Jean Marie Rausch a appelé à voter pour Dominique Gros, ce qui crée indubitablement un lien de filiation. La politique suivie est la même et correspond bien à l’élu de l’ancien système : une fois élu, même si c’est avec une minorité de voix, Dominique Gros considère que tout lui appartient. Selon la fiction unanimement répandue, il représente non seulement les voix des électeurs qui se sont portés sur lui, mais l’ensemble des matins. Il devient le maire de tous les messins. Peu importe qu’une partie des messins se soit portée sur d’autres options. Peu importe que la majorité des messins se soit abstenue. A la fois, Dominique Gros est un potentat local, avec un pouvoir absolu, sans contrôle : tout est possible, marchés publics, recrutement des copains et des coquins,… L’opposition est un faire-valoir, qui, soit ne s’oppose pas en espérant un jour occupé les postes, soit ne trouve pas les moyens de dénoncer cet état de fait. Mais Dominique Gros est aussi un roi de pacotille, dont la légitimité repose sur une fiction, celle d’une république bananière : « élu, j’occupe tout l’espace du château ». Sa légitimité est au plus équivalente à celle de Miss Mirabelle. Alors, les projets de « démocratie participative » ne sont que de la communication verbale. En politique, la pratique est le seul critère de vérité. Si Dominique Gros a véritablement une fibre démocratique, s’il se considère comme le maire de tous les messins, il devrait au minimum, respecter les élus de l’opposition, qui représentent une masse plus importante de messin que lui-même. C’est le premier pas de la démocratie participative. Rien ne l’empêche de prendre des décisions, notamment concernant le budget de la ville et les impôts, reposant sur un consensus au sein du conseil municipal. A défaut, routes les intentions de démocratie participative demeurent des paroles et des vœux pieux. S’il doit y avoir rupture, et instauration de la démocratie réelle, il s’agit de faire en sorte que Dominique Gros soit le dernier maire de cette sorte.

Dominique Gros doit respecter son opposition ! Dans « Metz Magazine », un trombinoscope indique que seuls comptent véritablement 39 élus qui constituent « l’exécutif ». Les 17 autres élus, 2 élus de la majorité et 15 élus de l’opposition ne sont que des « faire-valoir ». Sans doute, pour rattraper le coup, trop voyant, va-t-on mettre cela sur le dos du service de communication. Mais cet acte est très révélateur de la façon dont a été considéré l’opposition lors du dernier mandat de Dominique Gros : confinée au milieu d’un conseil municipal disposé en U, cette opposition a été quasiment inexistante ! Elle a avalé toutes les couleuvres, Dominique Gros pouvant se prévaloir, lors du bilan du premier mandat, d’un vote de 80 % des délibérations par cette « opposition ». Cependant il convient de rappeler que la majorité ne représente que 16008 voix, soit 22 % des électeurs inscrits, et l’opposition représente 21 028 voix, soit 29 % des électeurs inscrits. L’ensemble des élus représente à peine 51 % des électeurs inscrits ! Il est faux de considérer que les électeurs qui se sont portés sur l’extrême droite soient tous fascistes ! Sans aucun doute, que ce soit les électeurs du Front national, ou les électeurs de la droite classique, tout comme les électeurs de « gauche », il se trouve parmi eux un nombre considérable qui veut en finir avec le vieux système inique actuel. Tous les électeurs méritent le respect, et si Dominique Gros veut mettre en œuvre la démocratie participative, qu’il le fasse en premier lieu avec son opposition, qui est majoritaire en voix. Faut-il rappeler que si l’opposition ne parvient pas à faire respecter les voix des électeurs qu’ils représentent, tout citoyen, et notamment tout contribuable messin, peut se substituer à une opposition indigente et impuissante, pour mener toute action contre des décisions jugées illégitimes ? C’est bien en partie parce qu’elle n’a pas su se faire respecter que la droite a perdu les élections. Ce n’est pas dans l’inaction que se préparent les prochaines élections. Comme il a été dit dans Matthieu, 13-12 : « On donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. »

Municipalité de « droite » : Roubaix

Les élections municipales de 2014 :

1° tour :

Inscrits : 46 589

Abstentions : 28 689

Votants : 17 900

Blancs et nuls : 744

Exprimés : 17 156

Guillaume Delbar (Droite) : 3 647

Pierre Dubois (Gauche : PS et autres) : 3 498

Jean Pierre Legrand (Front national : Roubaix Bleu Marine) : 3 313

André Renard (DVG) : 1 736

Slimane Tir (EELV) : 1 512

Richard Olszevski (DVG) : 1 354

Autres : 2 096

2° tour :

Inscrits : 46 593

Abstentions : 25 902

Votants : 20 691

Blancs et nuls : 750

Exprimés : 19 941

Guillaume Delbar (Droite) : 6 949

Pierre Dubois et Slimane Tir (Gauche : PS et autres) : 6 617

Jean Pierre Legrand (Front national : Roubaix Bleu Marine) : 3 390

André Renard et Richard Olszevski (DVG) : 2 985

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 09:54

Le secret maçonnique (Partie 62)

§2) La France n’est pas une démocratie populaire :

La « démocratie représentative » est un outil utilisé par la classe bourgeoise pour dessaisir le peuple de tout pouvoir que ce soit en matière de questions locales ou nationales, tout en créant la fiction que les « représentants » élus périodiquement gèrent pour le compte du peuple. En somme, il s’agit périodiquement de choisir aujourd’hui, entre trois fractions de la bourgeoisie, pour gérer les affaires, que ce soit au niveau des diverses collectivités territoriales, ou au niveau national. Enchaîné, le peuple est sommé de choisir, lors de la période électorale, la chaîne qu’il va porter pour la période suivante : il est « libre » de choisir entre diverses fractions bourgeoises.

Ces trois fractions sont : la bourgeoisie de droite classique, la bourgeoisie dite « socialiste », et la bourgeoisie fasciste.

La « démocratie participative » repose sur diverses fictions, comme par exemple : la fraction qui obtient la majorité même très relative des voix se voit attribuer la majorité des postes d’élus. Par ailleurs, le principe n’est plus « un homme, une voix ». Une fois élu, le « représentant » n’a plus aucun compte à rendre à ses mandants : il peut, sans vergogne, renoncer au programme sur la base duquel il a été élu, et même appliquer un programme contraire à ses promesses électorales.

Il est certain que les médias, au service de la classe dominante, vont persuader les électeurs que c’est là le seul système possible, pour de nombreuses raisons.

Quels sont les moyens utilisés pour arriver à cette fin ?

Examinons trois formes de suffrage :

  • Les élections présidentielles
  • Les élections législatives
  • Les élections communales

Les élections présidentielles :

Prenons l’exemple des résultats des élections présidentielles de 2012.

Au 1° tour :

Inscrits : 46 028 542

Abstentions : 9 444 143

Votants : 36 584 399

Blancs ou nuls : 701 190

Exprimés : 35 883 209

François Hollande : 10 272 705

Nicolas Sarkozy : 6 421 426

Au 2° tour :

Inscrits : 46 066 307

Abstentions : 9 049 998

Votants : 37 016 309

Blancs ou nuls : 2 154 956

Exprimés : 34 861 353

François Hollande : 18 000 668

Nicolas Sarkozy : 16 860 685

Cette élection repose sur de nombreuses fictions :

  • La personnalité élue rafle la mise et devient, comme par magie, le « président de tous les Français » ;
  • Le programme du candidat vainqueur est censé refléter l’intérêt général ;
  • Si ce programme, dans l’idéal, correspond à quelque chose, au moment de l’élection, les électeurs sont « prisonniers » de leur choix, pour la durée du mandat, même si le président élu exécute un programme étranger à ses promesses.

C’est une procédure qui repose sur trop de facteurs irrationnels pour pouvoir être fiable. Par exemple, il y a une opposition frontale entre les intérêts des plus riches, 3 % de la population, qui deviennent de plus en plus riches, et l’immense majorité du peuple, 97 %, qui stagnent ou s’appauvrissent. Il est faux de dire que le président peut servir simultanément les intérêts des deux catégories, et s’il le prétend, c’est qu’en fait il sert les intérêts de la minorité la plus puissante. C’est ce qui est arrivé à François Hollande, et c’est ce qui explique sa chute dans les sondages de popularité : il a promis de servir les intérêts des plus pauvres, et en réalité il gère la France dans l’intérêt des plus riches.

Les incohérences du système sont nombreuses :

Les inscrits ne comportent pas tous les citoyens vivant sur le sol français. Plus de 10 % des Français de souche ne se sont jamais inscrits sur les listes électorales. De nombreux immigrés, présents depuis de nombreuses années sur le sol national n’ont pas le droit de vote.

Le taux d’abstention représente plus de 2 Français sur 10. A ce total il convient d’ajouter les votes blancs ou nuls.

En conséquence, au 1° tour, Hollande représente véritablement un peu plus de 2 Français sur 10 et Nicolas Sarkozy représente un peu plus d’un Français sur 10.

Les réunions de voix au second tour sont une fiction de plus : on ne peut pas dire que le candidat de la « droite », ou celui de la « gauche » fusionnent les divers programmes de ceux qu’ils sont censés représenter.

Pour obtenir une représentation de 4 Français sur 5, les deux candidats devraient accepter de « fusionner » et de gérer le pays en commun : et encore, cela est possible au moment des élections, et cela devient faux quelques mois après.

François Hollande, « président de tous les Français » est donc une fiction, qui s’ajoute à d’autres fictions, et qui est d’autant plus inexacte, lorsque le candidat trahit le programme sur la base duquel il a été élu.

En conséquence, le président de la république n’a aucune légitimité. Il a autant de légitimité que Miss France, le jour de son élection, ou que la « personnalité » préférée des Français, le jour du sondage.

Il en est de même des élections locales : aucun principe élémentaire de la démocratie réelle n’est appliqué.

Les élections communales de 2014 :

Nous prendrons trois exemples :

Municipalité de « gauche » : Metz

Municipalité de « droite » : Roubaix

Municipalité d’ « extrême droite » : Hayange

Municipalité de « gauche » : Metz

Les élections municipales de 2014 :

1° tour :

Inscrits : 71 987

Abstentions : 36 051

Votants : 35 936

Blancs et nuls : 1 070

Exprimés : 34 866

Dominique Gros (Gauche : PS, EELV et autres) : 12 441

Marie José Zimmermann (Droite : UMP, UDI et autres) : 11 939

Françoise Grolet (Front national) : 7 433

Autres : 3 053

2° tour :

Inscrits : 71 989

Abstentions : 33 810

Votants : 38 179

Blancs et nuls : 1 143

Exprimés : 37 036

Dominique Gros (Gauche : PS, EELV et autres) : 16 008

Marie José Zimmermann (Droite : UMP, UDI et autres) : 15 238

Françoise Grolet (Front national) : 5 790

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