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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 18:18

 

RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 87)

 

 

 

MERCREDI 5 JUILLET 1978

Je persévérerai, quoiqu’il advienne : un pratiquant se distingue par deux caractéristiques, d’une part il ne s’apitoie pas sur son passé et d’autre part, il se lance sans hésitation dans tout travail qui se présente à lui. Le renoncement qualifie un travail réalisé sans attente de succès, de profit ou d’honneur, et sans crainte d’échec, de perte ou d’opprobre.

Aujourd’hui, j’ai cruellement souffert et mon cœur a pris un coup, car j’ai été mis en cause devant mes collègues dans ma dignité. Cette sensibilité prouve quelle importance a encore conservé mon ego, et donne la mesure du travail qu’il me reste à faire pour le réduire et faire plus de place au Moi profond et divin : vaincre l’orgueil, la fierté et le quant-à-soi. Mon ennemi qui m’agresse, m’aide et m’apporte son soutien pour réduire la place qu’occupe le petit moi et pour le détruire : je l’en remercie !

 

MARDI 11 JUILLET 1978

Tous mes actes seront accomplis pour l’amour du christ.

 

MERCREDI 12 JUILLET 1978

Lorsque je regarde en arrière, et considère mon trajet depuis une année, je constate de faibles progrès sur les points suivants.

Nourriture : il m’arrive encore parfois de boire de l’alcool et de manger de la viande, avec gourmandise, non de façon systématique, mais par périodes. Je penserai plus fortement aux souffrances de mes frères inférieurs. Je jeûne insuffisamment.

Tabac : il m’est arrivé, plus qu’auparavant de fumer des cigarettes.

Sexualité : moins qu’avant, mais l’onanisme débridé subsiste toujours. Cela rend difforme mes relations avec autrui, car le mal est dans mon oeil, dans la façon dont je regarde l’autre.

De plus, le stress a pris le dessus à certaines occasions, ceci m’ayant conduit à mettre le petit moi en avant : je vaincrai la peur.

De tout cela découle une faible capacité à réaliser les deux exercices du matin et du soir.

 

JEUDI 13 JUILLET 1978

Comme chaque homme, je porte autour de mon cou un collier, avec en guise de perles, mes bonnes et mes mauvaises actions : c’est mon karma. L’enterrement de l’esprit dans le corps est une descente aux enfers car le corps est un tombeau. Lors de la mort, qu’est-ce que l’esprit emmène ? L’argent, l’or, la personnalité, l’identité ? Non, rien de tout cela : il n’emmène que ses bonnes et ses mauvaises actions.

Chaque homme a deux familles. Un jour, un homme décide de partir en voyage : il doit le faire et il est contraint de partir. Il réunit sa famille, ses enfants, ses parents, ses voisins. Il fait ses adieux. Il y a de grandes tristesses et des pleurs. Il quitte ses lieux familiers, ses habitudes. Il se rend dans un lieu éloigné, dont il a peu de connaissance. Là, il est accueilli dans les joies et les rires. Il retrouve une nouvelle famille, avec ses frères, ses sœurs, ses parents, ses amis.

La mort, le sommeil et l’oubli sont trois formes de transitions. Si l’entrée de l’esprit dans un nouveau corps est un enterrement, et cause des souffrances et des pleurs au bébé qui vient de naître, car il sait ce qu’il a quitté, le monde spirituel, le départ de l’esprit qui quitte le corps à la mort physique, devrait être réjouit et joyeux, car il sait où il retourne.

Dans Maya, je ferai « comme si » c’était la réalité, mais sans être dupe : en fait ce n’est qu’un mirage. Je m’unirai au Tout et fusionnerai avec le Tout.

 

JEUDI 20 JUILLET 1978

Je recherche trop la vérité à l’extérieur, dans les livres ou chez les autres : je prendrai conscience, une fois pour toute, que toute la vérité est à chercher en moi-même, à l’intérieur.

 

MERCREDI 26 JUILLET 1978

Dieu, conserverai-je ma barbe, ou bien la raserai-je ? Tu sais l’importance pour moi de ce fait pour mon apparence par rapport aux autres : peux-Tu m’apporter la réponse ?

 

LUNDI 14 AOUT 1978

Sur le sentier mystique, je chemine seul : les groupes fraternels offrent des orientations, indiquent le chemin comme des poteaux indicateurs, mais je chercherai moi-même la bonne voie et la parcourerai. Les pouvoirs psychiques exceptionnels ont peu d’importance : l’important est d’aider l’humanité.

Je suis encore trop victime de mes mauvais penchants, qui contredisent mon engagement à l’égard de moi-même : la consommation d’alcool et de viande. J’effectuerai aussi les deux exercices du matin et du soir avec plus de constance.

Dans mes relations professionnelles interfère trop, entre les autres et moi, la crainte : crainte de tout perdre, crainte d’être dominé ou « rattrapé » par autrui. Ceci est un obstacle à mon développement spirituel. Mon comportement au travail, si possible, sera celui-ci : ne pas trop parler, ne pas critiquer, surtout négativement, positiver et rompre avec le négativisme et le pessimisme, avoir des relations distantes de corps à corps, et des relations aimantes d’âme à âme. Je ferai le travail comme une mission sans y chercher un « bonheur », un « bien », un « salaire », ou une récompense : plus que par devoir, c’est une vocation et un acte d’amour en pensant à tout moment à Dieu, « que Sa volonté soit faite », et non la mienne.

 

DIMANCHE 20 AOUT 1978

Les instincts, lorsqu’ils prennent le dessus, me conduisent à faire ce que je ne veux pas : besoin de dominer autrui, volonté de l’écraser et de le détruire. C’est cela Satan et c’est le contraire du chemin. Dans ces moments-là, je ne m’occupe que de mon petit moi et j’oublie les autres : c’est l’ego qui s’enfle. Je retrouverai les couches de mon inconscient, d’où partent ces instincts, afin de les dominer et de les dompter. Mon inconscient est constitué par mes vies passées, la vie de mes « ancêtres » et le passé de ma vie actuelle.

Je continue d’appliquer une sexualité onaniste, avec des relents d’homosexualité : sans aucun doute, dans une vie antérieure, j’ai mené une vie débridée sexuellement et je n’ai pas encore appris l’amère leçon de cela. J’accepterai maintenant et intégrerai la réalité actuelle, – je suis marié et père de quatre enfants – et ferai en sorte de porter tous mes enfants à maturité.

Face à l’adversité, je me démonte et me délite, j’ai des idées de vengeance et de meurtre : tout cela est une fausse position. Tout comme je serai indifférent aux éloges, je serai, aujourd’hui, indifférent aux critiques négatives et au mépris tout en faisant mon travail sans aspirer à un résultat. Ce qui me manque le plus est la confiance en moi.

 

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